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Mercredi 28 octobre 2009

C’est aujourd’hui, 28 octobre, la journée nationale du créole, Jounen Kréyol !

 

Le 25 septembre 2009, dans l'hémicycle Colbert de l'Assemblée nationale, je participais à la conférence-débat sur la créolité organisée par l’association « Tous créoles ».

 

A cette occasion, je suis intervenu pour exprimer ma part d’identité créole. J’ai essayé de retranscrire fidèlement ci-dessous le propos et le sens de mon intervention.

 

« Etre créole en métropole » 

 

« Comment est-on créole en métropole ? Pour commencer, je me suis demandé si j’étais légitime pour répondre à cette question. Moi, je suis né ici. J’ai des ancêtres noirs et indiens grâce à ma mère qui est née en Martinique et des ancêtres blancs grâce à mon père qui est né en métropole. Enfin, de ce que j’en sais car j’ai peut-être d’autres racines inconnues.

 

Comment est-on créole en métropole ? Ou devrais-je dire comment est-on d’origine créole en métropole ?  Ou comment être créopolitain ? Ou encore autrement ? Faut-il m’inventer une autre catégorie, une autre communauté ou identité ?

 

Comment est-on créole ? Doit-on nécessairement être blanc né aux Antilles ? Doit-on exclure les noirs et autres antillais ? Cette définition ne me satisfait pas.

 

Comment est-on créole ? Suffit-il d’être né sur le continent américain ou dans les Antilles ? Et les enfants nés ici de parents créoles ? Sont-ils exclus de l’identité créole ? Cette définition ne me satisfait pas non plus.

 

On voit bien que le terrain de l’étymologie est miné. Derrière ces interprétations se cachent deux débats que j’estime dépassés. Le premier débat est celui de l’opposition locale des blancs contre les noirs. Le second est celui de l’opposition entre « ceux d’ici » et « ceux de la métropole ».

 

Sans rentrer dans ces débats, je suis partisan d’une déracialisation des rapports sociaux et je crois comme disait un acadien que « revendiquer un territoire c’est d’une certaine manière déclarer la guerre aux autres. »

 

Alors, comment est-on créole en métropole ?

 

Je vis en France métropolitaine. Comment est-on en métropole ? Ma France est une mosaïque de paysages. C’est une mosaïque de régions avec ses cultures régionales, ses cuisines régionales, ses langues régionales et patois.

 

Ma France est une mosaïque de gens. C’est aussi une mosaïque de mémoires meurtries. L’Histoire est trop complexe pour une époque qui a besoin de vérités aussi simples que la « colonisation criminelle » ou « la colonisation positive ». Comment vivre une part d’identité créole en métropole ? Qui suis-je ?

 

J’ai une identité multiple et complexe. Je suis dans mon cœur et ma tête créole, français, martiniquais, métropolitain, métis, francilien… Je tire ma force du mélange et de l’acceptation des autres.

 

Je suis contre l’enfermement identitaire mais sans négation de l’identité, des identités car je parle ici d’enrichissement.

 

Comment être créole en métropole ? Sommes nous tous créoles, nous qui sommes aujourd’hui réunis dans cette salle de l’Assemblée Nationale ? Regardons-nous.

 

Nous sommes différents mais ensemble.

 

Nous sommes ensemble marqués dans nos identités par la colonisation de l’Outre-mer et l’esclavage.

 

Nous sommes imprégnés de la culture de l’autre, réunis par la culture créole.

 

Nous partageons des ancêtres, une histoire commune :

 

Cyrille Charles Bissette, l'homme de couleur libre qui a le plus écrit, le plus ferraillé contre l'esclavage au 19ème siècle. Bissette disait : « Consentons donc à un mutuel oubli du passé et jetons loin de nous nos funestes divisions, nos préjugés d’un temps qui n’est plus, les vieilles récriminations qui ne font jamais l’affaire des partis et bien moins encore le bonheur du pays qui doit dominer et faire taire toutes les passions. » Je le rejoins sur tout sauf sur l’oubli du passé car je ne crois pas non plus qu’on puisse faire table rase du passé pour construire l’avenir. Au contraire, c’est la connaissance du passé et l’acquisition du savoir qui fondent l’émancipation à travers l’expression d’une identité créole partagée et ouverte au monde.

 

Le général Alexandre Dumas, père de l’écrivain, qui rata son rendez-vous avec l’histoire le 13 vendémiaire au profit de Bonaparte, pour sauver la Convention des royalistes parisiens, mais qu’on surnommait « le diable noir » ou « général vendémiaire ».

 

Félix Eboué, gouverneur du Tchad, compagnon de la libération qui transforma l'Afrique équatoriale française en une véritable tête de pont géostratégique des forces armées de la France libre durant la seconde guerre mondiale, « entré dans le génie même de la France » d’après le général de Gaulle (à la mort du « Premier résistant de la France d'outre-mer » en 1944).

 

Le Président du Sénat de la Vème République de 1958 à 1968, Gaston Monnerville, qui s’il s’était maintenu en fonction, aurait été dès 1969 le premier Président noir de la République Française !

 

Louisy Mathieu, le premier esclave libéré à siéger à l’Assemblée Nationale en 1848.

 

Tous créoles ! »

 

 

Un mois plus tard, le dimanche 25 octobre, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale a annoncé le lancement d'un vaste débat sur l'identité nationale déclarant au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI :

 

"J'ai envie de lancer un grand débat sur les valeurs de l'identité nationale, sur ce qu'est être Français aujourd'hui […] Je vais le lancer avec les parlementaires, députés et sénateurs, avec les députés européens."

 

Qu’est-ce qu’être Français aujourd'hui ? Je voudrais bien connaître l’opinion des français eux-mêmes.

 

 

L’info

Pour découvrir le créole

Pour découvrir l’association « Tous créoles »

Par M. POURPRE - Publié dans : Couleur France
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Mercredi 17 juin 2009

D'après le rapport d'activité 2008, rendu public hier, ce n'était pas arrivé depuis 1987. L'Agefiph a enregistré, l'année dernière, une baisse du montant des contributions des entreprises qui ne respectent pas l'obligation légale d'employer au moins 6% de travailleurs handicapés parmi leurs effectifs.

Cette année, en plus des 65.750 embauches soutenues par l'Agefiph, l'association pour l'insertion professionnelle des personnes handicapées annonce 3.067 créations d'activité et 3.727 contrats d'apprentissage et de professionnalisation.

Au total, cela représente une hausse de 3% des insertions de travailleurs handicapés. C'est encourageant.

 

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 29 avril 2009

Le CRAN, Conseil représentatif des associations noires, a publié les résultats d’un sondage CSA qui indique que 63% des Français sont favorables aux « enquêtes statistiques sur le ressenti d’appartenance pour mesurer la diversité et mieux connaître les discriminations ».

65% d’entre nous sont même favorables dès lors que « les réponses sont auto-déclaratives, sur la base du volontariat, anonymes, sans constitution de fichiers et contrôlées par la CNIL ».

 

A quoi bon ?

 

A quoi peut bien servir la mesure de la diversité en matière d’emploi ? Quel est l’objectif de cette démarche statistique ?

 

Nous savons aujourd’hui que les discriminations à l’embauche existent. C’est le constat de différents rapports.

 

Rapport du Bureau International du Travail, mars 2007 http://www.communautarisme.net/Le-rapport-du-BIT-sur-les-discriminations-a-raison-de-l-origine-dans-les-embauches-en-France_a922.html

 

Rapport annuel 2007 de La Halde

http://www.halde.fr/rapport-annuel/2007/

 

Pour combattre les discriminations à l’embauche, je suis partisan des mesures préventives et répressibles. Je préfère voir éduquer les différents acteurs du recrutement et professionnaliser la fonction. En ultime recours, je suis partisan de l’action en justice quand la discrimination est avérée.

 

Les statistiques ne préviennent rien, elles ne réprimandent rien, elles ne réparent rien.

Les statistiques séparent, cloisonnent et menacent la cohésion nationale. Quand on dit qu’on ne peut rien faire sans instrument de mesure, je ne partage pas cette opinion.

 

Ceci dit, on peut comprendre que les partisans (déclarés ou non) des quotas soutiennent la démarche statistique et produisent des sondages qui vont dans leur sens.

 

En mars 2009, un sondage CSA-UEJF-SOS Racisme indiquait que 55% des Français jugent que les statistiques ne seraient « pas efficaces » si elles étaient mises en place pour lutter contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations.

 

Ainsi vont les sondages… au gré des commanditaires. Tout le succès des résultats réside dans l’art de savoir poser les questions.

 

J’ai aujourd’hui envie de partager avec vous l’article 14 de la Constitution d’Haïti du 20 mai 1805, où, comme le disait Aimé Césaire « la négritude se mit debout pour la première fois et dit qu’elle croyait en son humanité ».

 

« Article 14. Toute acceptation de couleur parmi les enfants d’une seule et même famille, dont le chef de l’Etat est le père, devra nécessairement cesser, les Haïtiens ne seront désormais connus que sous la dénomination générique de Noirs. »

 

Je préfère une société qui invite les citoyens à se voir d’une seule et même couleur qu’une société qui sépare, divise, enferme et isole.

 

Ma pensée est à la fois noire et blanche. Mon action dans la lutte contre les discriminations est sans distinction ethnique. Nous avons tous à y gagner.
Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Jeudi 29 janvier 2009

En ce 29 janvier 2009, jour de grande mobilisation sociale et nationale soutenue par 69% des Français, j'ai décidé de rendre hommage à un homme qui dira un jour, en d'autres circonstances : "On ne se met pas en grève alors qu'aucune doléance n'a été formulée."
Qu'aurait-il dit aujourd'hui ?


Le clan au pouvoir crie à la prise d'otages et ne trouve aucune justification au mouvement... Pourtant, les revendications paraissent assez nettes. Le peuple gronde contre la méthode Sarkozy qui doit nous sortir de la crise. Il manifeste contre les mesures en faveur des banques et des entreprises. Il attend qu'on relance la consommation, qu'on défende l'emploi, les services publics, les salaires et le pouvoir d'achat. Qui a raison ? On en reparlera.


Je souhaite plutôt braquer mon faible projecteur sur un homme qui participa à la défense de notre liberté. Ce qui fait qu'aujourd'hui, on peut encore pour quelques temps faire grève ou non...

" Félix éboué, grand Français africain, est mort à force de servir. Mais voici qu'il est entré dans le génie même de la France ", proclama le général de Gaulle à la mort du " Premier résistant de la France d'outre-mer. "


Né en Guyane, Adolphe Sylvestre Félix Eboué (26/12/1884-17/05/1944) fut l'un de ces français de couleur qui intégra la coloniale. Membre de la SFIO et administrateur colonial, il aura porté la double casquette de fidèle serviteur de la colonisation et d'humaniste. Administrateur pendant des années en Afrique, Secrétaire général en Martinique, Gouverneur de la Guadeloupe sous l'autorité du gouvernement de Léon Blum en 1936, c'était un homme de terrain qui ne restait pas sous sa véranda, dans un palais ou dans une tour d'ivoire pour administrer.

Son approche de la colonisation en Afrique basée sur l'épanouissement des valeurs humaines et sociales dans un cadre de concertation et de respect des traditions africaines en faisait un original au sein de l'administration coloniale.


Félix Eboué déclara un jour dans un discours prononcé à Pointe-à-Pitre en 1937 :
" Jouer le jeu, c'est être désintéressé.
Jouer le jeu, c'est piétiner les préjugés, tous les préjugés et apprendre à baser l'échelle des valeurs sur les critères de l'esprit.
Jouer le jeu, c'est mépriser les intrigues et les cabales, ne jamais abdiquer, malgré les clameurs ou menaces, c'est poursuivre la route droite qu'on s'est tracée.
Jouer le jeu, c'est savoir tirer son chapeau devant les authentiques valeurs qui s'imposent et faire un pied de nez aux pédants et aux attardés.
Jouer le jeu, c'est aimer les hommes, tous les hommes et se dire qu'ils sont tous bâtis sur une commune mesure humaine qui est faite de qualités et de défauts.
Jouer le jeu, c'est mériter notre libération et signifier la sainteté, la pureté de notre esprit... "


Plus tard, Félix Eboué, gouverneur du Tchad, répondit présent à l'appel du 18  juin et sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Ce compagnon transforma l'Afrique équatoriale française en une véritable tête de pont géostratégique des forces armées de la France libre durant la seconde guerre mondiale. Promoteur d'une Nouvelle Politique indigène pour l'Afrique équatoriale française, il succomba à un malaise au lycée français du Caire en 1944.


Félix Eboué repose depuis 1949 au Panthéon à côté de l'abolitionniste Victor Schoelcher. Gaston Monnerville, premier président de couleur du Conseil de la République dira à leur entrée : " Deux Français, très grands et très louables, deux hommes, dignes du beau nom d'homme, deux symboles de la fidélité à la dignité humaine. "


Un homme dans toute sa complexité...

Félix Eboué, Le gouverneur nègre de la République (1936-1944)

Félix Eboué (1884-1944) Premier gouverneur «100% noir», des colonies

Félix Éboué

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Couleur France
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Mercredi 21 janvier 2009


Voici l'intégralité du discours d'investiture prononcé par le président Barack Obama :


"Chers compatriotes

Je suis ici devant vous aujourd'hui empli d'un sentiment d'humilité face à la tâche qui nous attend, reconnaissant pour la confiance que vous m'avez témoignée et conscient des sacrifices consentis par nos ancêtres.
Je remercie le président Bush pour ses services rendus à la nation ainsi que pour la générosité et la coopération dont il a fait preuve tout au long de cette passation de pouvoirs.

Quarante-quatre Américains ont maintenant prêté le serment présidentiel. Ils l'ont fait alors que gonflait la houle de la prospérité sur les eaux calmes de la paix. Mais il arrive de temps à autre que ce serment soit prononcé alors que s'accumulent les nuages et que gronde la tempête.
Dans ces moments, l'Amérique a gardé le cap, non seulement en raison de l'habileté ou de la vision de ses dirigeants, mais aussi parce que Nous le Peuple, sommes demeurés fidèles aux idéaux de nos ancêtres et à notre constitution.
Ainsi en a-t-il toujours été. Ainsi doit-il en être pour la présente génération d'Américains.

Nul n'ignore que nous sommes au beau milieu d'une crise. Notre nation est en guerre contre un vaste réseau de violence et de haine. Notre économie est gravement affaiblie, conséquence de la cupidité et de l'irresponsabilité de certains, mais aussi de notre échec collectif à faire des choix difficiles et à préparer la nation à une nouvelle ère. Des gens ont perdu leur maison ou leur emploi, des entreprises ont dû fermer leurs portes. Notre système de santé coûte trop cher. Nos écoles laissent tomber trop d'enfants et chaque jour apporte de nouvelles preuves que la façon dont nous utilisons l'énergie renforce nos adversaires et menace notre planète.
Ce sont les signes de la crise en termes statistiques. Mais, si elle n'est pas aussi tangible, la perte de confiance dans tout le pays n'en est pas moins profonde, nourrie de la crainte tenace que le déclin de l'Amérique soit inévitable et que la prochaine génération doive diminuer ses ambitions.
Je vous dis aujourd'hui que les défis auxquels nous faisons face sont réels. Ils sont importants et nombreux. Nous ne pourrons les relever facilement ni rapidement. Mais, sache le, Amérique, nous le relèverons.

En ce jour, nous sommes réunis car nous avons préféré l'espoir à la peur, la volonté d'agir en commun au conflit et à la discorde.
En ce jour nous proclamons la fin des doléances mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés qui ont pendant trop longtemps étouffé notre vie politique.
Nous demeurons une jeune nation. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages. Le temps est venu de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération: la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, tous libres et que nous méritons tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.
Nous réaffirmons la grandeur de notre nation en sachant que la grandeur n'est jamais donnée mais se mérite. Dans notre périple nous n'avons jamais emprunté de raccourcis et ne nous sommes jamais contentés de peu. Cela n'a jamais été un parcours pour les craintifs, ceux qui préfèrent les loisirs au travail ou ne recherchent que la richesse ou la célébrité.
Au contraire, ce sont plutôt ceux qui ont pris des risques, qui ont agi et réalisé des choses - certains connus, mais le plus souvent des hommes et des femmes anonymes - qui nous ont permis de gravir le long et rude chemin vers la prospérité et la liberté.
Pour nous, ils ont rassemblé leurs maigres possessions et traversé des océans en quête d'une vie nouvelle.
Pour nous, ils ont trimé dans des ateliers de misère et colonisé l'Ouest. Ils ont connu la morsure du fouet et la dureté du labeur de la terre.
Pour nous, ils se sont battus et sont morts dans des lieux comme Concord et Gettysburg, en Normandie ou à Khe-Sanh (Vietnam, ndlr).
A maintes reprises ces hommes et ces femmes se sont battus, se sont sacrifiés, ont travaillé à s'en user les mains afin que nous puissions mener une vie meilleure. Ils voyaient en l'Amérique quelque chose de plus grand que la somme de leurs ambitions personnelles, que toutes les différences dues à la naissance, la richesse ou l'appartenance à une faction.

C'est la voie que nous poursuivons aujourd'hui. Nous demeurons la nation la plus prospère, la plus puissante de la Terre. Nos travailleurs ne sont pas moins productifs qu'au début de la crise. Nos esprits ne sont pas moins inventifs, nos biens et services pas moins demandés que la semaine dernière, le mois dernier ou l'an dernier. Nos capacités demeurent intactes. Mais il est bien fini le temps de l'immobilisme, de la protection d'intérêts étroits et du report des décisions désagréables.
A partir d'aujourd'hui, nous devons nous relever, nous épousseter et reprendre la tâche de la refondation de l'Amérique.
Où que nous regardions, il y a du travail. L'état de l'économie réclame des gestes audacieux et rapides. Et nous agirons - non seulement pour créer de nouveaux emplois mais pour jeter les fondations d'une nouvelle croissance. Nous allons construire les routes et les ponts, les réseaux électriques et numériques qui alimentent notre commerce et nous unissent.
Nous redonnerons à la science la place qu'elle mérite et utiliserons les merveilles de la technologie pour accroître la qualité des soins de santé et diminuer leur coût.
Nous dompterons le soleil, le vent et le sol pour faire avancer nos automobiles et tourner nos usines. Nous transformerons nos écoles et nos universités pour répondre aux exigences d'une ère nouvelle. Nous pouvons faire tout cela et nous le ferons.
Cela dit, il y a des gens pour s'interroger sur l'ampleur de nos ambitions, et suggérer que notre système n'est pas capable de faire face à trop de grands projets à la fois. Ils ont la mémoire courte. Ils ont oublié ce que ce pays a déjà accompli, ce que des hommes et des femmes libres peuvent réaliser quand l'imagination sert un objectif commun et que le courage s'allie à la nécessité.
Ce que les cyniques ne peuvent pas comprendre, c'est que le sol s'est dérobé sous leurs pieds et que les arguments politiques rancis auxquels nous avons eu droit depuis si longtemps, ne valent plus rien. La question aujourd'hui n'est pas de savoir si notre gouvernement est trop gros ou trop petit, mais s'il fonctionne - s'il aide les familles à trouver des emplois avec un salaire décent, à accéder à des soins qu'ils peuvent se permettre et à une retraite digne. Là où la réponse à cette question est oui, nous continuerons. Là où la réponse est non, nous mettrons un terme à des programmes.
Et ceux d'entre nous qui gèrent les deniers publics seront tenus de dépenser avec sagesse, de changer les mauvaises habitudes, de gérer en pleine lumière - c'est seulement ainsi que nous pourrons restaurer l'indispensable confiance entre un peuple et son gouvernement.

La question n'est pas non plus de savoir si le marché est une force du bien ou du mal. Sa capacité à générer de la richesse et à étendre la liberté est sans égale. Mais cette crise nous a rappelé que sans surveillance, le marché peut devenir incontrôlable, et qu'une nation ne peut prospérer longtemps si elle ne favorise que les plus nantis. Le succès de notre économie n'est pas uniquement fonction de la taille de notre produit intérieur brut. Il dépend aussi de l'étendue de notre prospérité, de notre capacité à donner une chance à ceux qui le veulent - non par charité mais parce que c'est la meilleure voie vers le bien commun.
En ce qui concerne notre défense à tous, nous rejettons l'idée qu'il faille faire un choix entre notre sécurité et nos idéaux. Nos Pères fondateurs, face à des périls que nous ne pouvons que difficilement imaginer, ont mis au point une charte pour assurer la prééminence de la loi et les droits de l'Homme, une charte prolongée par le sang de générations. Ces idéaux éclairent toujours le monde, et nous ne les abandonnerons pas par commodité.

A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à nouveau à jouer notre rôle dirigeant.
Rappelez-vous que les précédentes générations ont fait face au fascisme et au communisme pas seulement avec des missiles et des chars, mais avec des alliances solides et des convictions durables. Elles ont compris que notre puissance ne suffit pas à elle seule à nous protéger et qu'elle ne nous permet pas d'agir à notre guise. Au lieu de cela, elles ont compris que notre puissance croît lorsqu'on en use prudemment; que notre sécurité découle de la justesse de notre cause, la force de notre exemple et des qualités modératrices de l'humilité et de la retenue.

Nous sommes les gardiens de cet héritage. Une fois de plus guidés par ces principes, nous pouvons répondre à ces nouvelles menaces qui demandent un effort encore plus grand, une coopération et une compréhension plus grande entre les pays.
Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan. Avec de vieux amis et d'anciens ennemis, nous allons travailler inlassablement pour réduire la menace nucléaire et faire reculer le spectre du réchauffement de la planète.
Nous n'allons pas nous excuser pour notre façon de vivre, ni hésiter à la défendre, et pour ceux qui veulent faire avancer leurs objectifs en créant la terreur et en massacrant des innocents, nous vous disons maintenant que notre résolution est plus forte et ne peut pas être brisée; vous ne pouvez pas nous survivre et nous vous vaincrons.
Nous savons que notre héritage multiple est une force, pas une faiblesse. Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d'hindous, et d'athées. Nous avons été formés par chaque langue et civilisation, venues de tous les coins de la Terre. Et parce que nous avons goûté à l'amertume d'une guerre de Sécession et de la ségrégation (raciale), et émergé de ce chapitre plus forts et plus unis, nous ne pouvons pas nous empêcher de croire que les vieilles haines vont un jour disparaître, que les frontières tribales vont se dissoudre, que pendant que le monde devient plus petit, notre humanité commune doit se révéler, et que les Etats-Unis doivent jouer leur rôle en donnant l'élan d'une nouvelle ère de paix.

Au monde musulman: nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels. A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l'Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire.
A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la fraude, et en bâillonant les opinions dissidentes, sachez que vous êtes du mauvais côté de l'histoire, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer votre étau.
Aux habitants des pays pauvres, nous promettons de travailler à vos côtés pour faire en sorte que vos fermes prospèrent et que l'eau potable coule, de nourrir les corps affamés et les esprits voraces.
Et à ces pays qui comme le nôtre bénéficient d'une relative abondance, nous disons que nous ne pouvons plus nous permettre d'être indifférents aux souffrances à l'extérieur de nos frontières, ni consommer les ressources planétaires sans nous soucier des conséquences. En effet, le monde a changé et nous devons évoluer avec lui.

Lorsque nous regardons le chemin à parcourir, nous nous rappelons avec une humble gratitude ces braves Américains qui, à cette heure précise, patrouillent dans des déserts reculés et des montagnes éloignées. Ils ont quelque chose à nous dire aujourd'hui, tout comme les héros qui reposent (au cimetière national) à Arlington nous murmurent à travers les âges.
Nous les honorons non seulement parce qu'ils sont les gardiens de notre liberté, mais parce qu'ils incarnent l'esprit de service, une disponibilité à trouver une signification dans quelque chose qui est plus grand qu'eux. Et à ce moment, ce moment qui définira une génération, c'est précisément leur esprit qui doit tous nous habiter.
Quoi qu'un gouvernement puisse et doive faire, c'est en définitive de la foi et la détermination des Américains que ce pays dépend. C'est la bonté d'accueillir un inconnu lorsque cèdent les digues, le désintéressement d'ouvriers qui préfèrent travailler moins que de voir un ami perdre son emploi, qui nous permet de traverser nos heures les plus sombres.
C'est le courage d'un pompier prêt à remonter une cage d'escalier enfumée, mais aussi la disponibilité d'un parent à nourrir un enfant, qui décide en définitive de notre destin.

Les défis face à nous sont peut-être nouveaux. Les outils avec lesquels nous les affrontons sont peut-être nouveaux. Mais les valeurs dont notre succès dépend, le travail, l'honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté et le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c'est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c'est une nouvelle ère de responsabilité, une reconnaissance, de la part de chaque Américain, que nous avons des devoirs envers notre pays et le monde, des devoirs que nous n'acceptons pas à contrecoeur mais saisissons avec joie, avec la certitude qu'il n'y a rien de plus satisfaisant pour l'esprit et qui définisse notre caractère, que de nous donner tout entier à une tâche difficile.
C'est le prix, et la promesse, de la citoyenneté.
C'est la source de notre confiance, savoir que Dieu nous appelle pour forger un destin incertain.
C'est la signification de notre liberté et de notre credo, c'est la raison pour laquelle des hommes, des femmes et des enfants de toutes les races et de toutes les croyances peuvent se réjouir ensemble sur cette magnifique esplanade, et pour laquelle un homme dont le père, il y a moins de 60 ans, n'aurait peut-être pas pu être servi dans un restaurant de quartier, peut maintenant se tenir devant vous pour prêter le serment le plus sacré.

Donc marquons ce jour du souvenir, de ce que nous sommes et de la distance que nous avons parcourue. Aux temps de la naissance des Etats-Unis, dans les mois les plus froids, un petit groupe de patriotes s'est blotti autour de feux de camp mourants, au bord d'une rivière glacée. La capitale fut abandonnée. L'ennemi progressait. La neige était tachée de sang. Au moment où l'issue de notre révolution était la plus incertaine, le père de notre nation (George Washington, nldr) a donné l'ordre que ces mots soits lus:
"Qu'il soit dit au monde du futur, qu'au milieu de l'hiver, quand seul l'espoir et la vertu pouvaient survivre, que la ville et le pays, face à un danger commun, (y) ont répondu".

O Etats-Unis. Face à nos dangers communs, dans cet hiver de difficultés, rappelons-nous ces mots éternels. Avec espoir et courage, bravons une fois de plus les courants glacés, et supportons les tempêtes qui peuvent arriver. Qu'il soit dit aux enfants de nos enfants que lorsque nous avons été mis à l'épreuve, nous avons refusé de voir ce parcours s'arrêter, nous n'avons pas tourné le dos ni faibli. Et avec les yeux fixés sur l'horizon et la grâce de Dieu, nous avons continué à porter ce formidable cadeau de la liberté et l'avons donné aux générations futures."

 

Source : NouvelObs.com 20.01.2009

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Réflexions
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Mercredi 5 novembre 2008

 YES WE CAN !!!
Pas à pas, la marche de l'humanité vers l’unité progresse ! Le monde change, se métisse mais cherche avant tout à dépasser ses différences, à dépasser ses divisions, à réconcilier ses peuples, à rassembler. Avec la victoire de Barack Hussein Obama, aujourd'hui, le monde a déjà changé car les Etats-Unis ont changé depuis un peu plus d’une heure. Certes, il ne va vraisemblablement  pas changer le monde autant qu’on pourrait l’espérer  mais une nouvelle page s’écrit…
Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Réflexions
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Jeudi 7 août 2008

J-1 avant Beijing 2008. On a donné les Jeux Olympiques à la Chine, il y a sept ans, et ils ouvrent demain. On peut polémiquer et polémiquer. Personnellement, aujourd’hui, je crois que c’est le moment de donner tout son sens à la trêve olympique !

 

Je ne sais pas si les Jeux Olympiques sont la meilleure manière d’établir contact pour les civilisations mais je crois que c’est une des moins mauvaises. Comme Aimé Césaire dans son Discours sur le colonialisme, je crois « […] que mettre les civilisations différentes en contact les unes avec les autres est bien ; que marier des mondes différents est excellent ; qu’une civilisation, quel que soit son génie intime, à se replier sur elle-même s’étiole […] ». 

 

A l’occasion des J.O. de Beijing, on verra Nathalie Du Toit, une nageuse sud-africaine, première nageuse amputée à se qualifier parmi les valides pour des Jeux Olympiques. Dire qu’un accident de scooter en 2001 avait sembler marquer la fin de sa carrière.

 

On verra Jujie LUAN qui, de retour dans son pays natal à 50 ans, défendra les couleurs du Canada en escrime après avoir remporté sa première médaille en 1984. Dire qu’en 1989, un règlement chinois l’obligeait à prendre sa retraite à 30 ans pour poursuivre sa carrière au Canada.

 

On verra Tom DALEY, athlète britannique en natation monter sur le plongeoir à Beijing, à l’âge de 14 ans. Dire qu’à cet âge, avec le matraquage médiatique, on ne pensait voir que des athlètes chinois dans la discipline !

 

Et on en verra certainement d’autres si les terroristes locaux  respectent la trêve ! Et ça, moi j’aime. Pour Nathalie Du Toit, Jujie LUAN, Tom DALEY et les autres… Les Jeux Olympiques sont ouverts et j’aime les Jeux Olympiques !!!

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Humeurs
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Jeudi 3 juillet 2008

Je viens d'apprendre que l'armée colombienne a libéré Ingrid Betancourt, trois Américains et onze militaires colombiens détenus par les Farc lors d'une opération militaire d'infiltration soigneusement planifiée.

Je vais pouvoir désactiver ma bannière de soutien. C'est une heureuse nouvelle pour les otages, les familles ainsi que pour tous les gens sensibilisés au sort  des personnes retenues en otages ou emprisonnées à travers le monde pour leurs idées politiques.

:-)

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Humeurs
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Mardi 24 juin 2008

Saint Exupéry parle de sa rencontre avec l'esclavage du XXIème siècle dans un passage de « Terre des Hommes » :

 
« Parfois l'esclave noir, s'accroupissant devant la porte, goûte le vent du soir. Dans ce corps, pesant de captif, les souvenirs ne remontent plus. A peine se souvient-il de l'heure du rapt, de ces coups, de ces cris, de ces bras d'homme qui l'ont renversé dans sa nuit présente (…) Un jour pourtant, on le délivrera. Quand il sera trop vieux pour valoir ou sa nourriture ou ses vêtements, on lui accordera une liberté démesurée. Pendant trois jours, il se proposera en vain de tente en tente, chaque jour plus faible, et vers la fin du troisième jour, toujours sagement, il se couchera sur le sable. J'en ai vu ainsi à Juby [Cap Juby, sud maroc], mourir nus. Les Maures coudoyaient leur longue agonie, mais sans cruauté, et les petits des Maures jouaient près de l'épave sombre, et, à chaque aube, couraient voir si elle remuait encore, mais sans rire du vieux serviteur. Cela était dans l'ordre naturel (…) Il se mêlait peu à peu à la terre. Séché par le soleil et reçu par la terre. »  

 

Sur ARTE+7 On peut revoir le documentaire Chasseurs d’esclaves diffusé sur arte le 24 juin 2008, pendant encore quelques jours. La soirée, les deux premiers reportages et le débat… Voilà bien une « histoire trop complexe pour une époque qui a besoin de vérités simples », que l’histoire des traites négrières et de l’esclavage en général.

 

Aujourd’hui encore, un préfet mauritanien parle de « réalités… très spécifiques » pour parler de l’esclavage dans son pays. La dernière abolition de l’esclavage en Mauritanie date de 1982 (la première datant de 1905 sous la colonisation française)!!!

 

Je partage une analyse présentée dans le débat d’arte ce soir. L’histoire des traites d’esclaves n’est pas une affaire de noirs contre blancs, d’arabes contre noirs ou d’arabes contre blancs. C’est une affaire d’esclavagistes contre esclaves. Et c’est surtout une histoire qui ne s’écrit pas uniquement au passé. Regarder et diffuser le documentaire Chasseurs d’esclaves visible sur ARTE+7 c’est AGIR contre l’esclavage qui sévit encore aujourd’hui sur notre planète. http://www.esclavagemoderne.org/ 

On ne peut pas rester indifférent ou passer cette réalité sous silence ici ou ailleurs.

 

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LE MESSAGE POURPRE

CHASSEURS D’ESCLAVES

Sur les lignes de partage du monde, les questions de société, on ne peut se permettre de regarder uniquement avec l’œil droit ou l’œil gauche si on veut obtenir une vue d’ensemble.

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Humeurs
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Lundi 23 juin 2008

" Pour Télé Star, Jean-Jacques SANARY, coordinateur du Comité contre l'esclavage moderne*), fait le point sur la situation mondiale.

TS : Combien d'esclaves compte-t-on dans le monde aujourd'hui ?
JJS : On estime que 200 millions d'humains sont victimes de travail forcé. C'est dix fois plus qu'au temps de la traite transatlantique (du XVIème au XIXème siècle, ndlr) !

TS : Quelles sont les régions où persiste l'esclavagisme ?
JJS : En Afrique, surtout. Au Mali, au Niger, en Mauritanie. La traite négrière existe toujours au Soudan. Des villages sont attaqués, des enfants enlevés pour être vendus à Khartoum, la capitale. Le livre de
Mende NAZER Ma vie d'esclave (Poche) en témoigne.

TS : Le reste du monde est-il épargné ?
JJS : Du tout ! Tous les continents, y compris l'Europe, sont concernés. On a découvert en septembre 2006 que, dans le sud de l'Italie, des Polonais étaient exploités dans les champs. La prostitution menée par des filières mafieuses fait à l'heure actuelle près de 200 000 victimes.

TS : Et en France ?
JJS : Notre association prend en charge chaque mois environ 25 victimes de l'esclavage domestique. Beaucoup sont des Africaines travaillant sans salaire, nuit et jour, pour des diplomates.

TS : Comment peut-on lutter contre ces pratiques ?
JJS : En aidant les ONG locales et en médiatisant ces pratiques. Hélas, la prise de conscience est lente et les pressions internationales encore rares, pour cause de politiquement correct.

L.B.
http://www.esclavagemoderne.org/ "

Belle initiative que celle d'arte ! On parle généralement plus facilement de l'esclavage passé et des conséquences de celui-ci que de l'esclavage d'aujourd'hui. Personne pour manifester contre l'esclavage au XXIème siècle. C'est triste.

J'ai envie de redire qu'un pays comme la France, compte tenu de son histoire, gagnerait à porter le flambeau de la lutte contre les derniers foyers d'esclavage en France, en Europe et dans le monde.
http://recrutement.over-blog.com/article-2664825.html

Cyrille Charles BISSETTE déclarait : "Consentons donc à un mutuel oubli du passé et jetons loin de nous nos funestes divisions, nos préjugés d'un temps qui n'est plus, les vieilles récriminations qui ne font jamais l'affaire des partis et bien moins encore le bonheur du pays qui doit dominer et faire taire toutes les passions".

Pour l'avenir, engageons nous contre l'esclavage. Parlons en ! Agissons !

Mardi 24 juin 2008, à 21H00, sur arte
Chasseurs d'esclaves.
  

Par Gérald Alexandre Roffat - Publié dans : Humeurs
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