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Jeudi 5 avril 2007

Azouz Begag a décidé mardi de « quitter le gouvernement pour reprendre sa pleine liberté de parole ». Le ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances, qui soutient la candidature de François Bayrou à la présidentielle, laisse donc à Matignon le soin de gérer l’ensemble de ses missions.

En se prononçant contre une politique de quotas ou de discrimination positive, Azouz Begag aura eu à mon sens un rôle positif. Par contre, je ne suis pas fan du personnage.

Je dénonce ses propos : « Il faut traverser le périphérique, aller chez les indigènes là-bas, les descendants de Vercingétorix… Il faut casser les portes, et si elles ne veulent pas s’ouvrir, il faut y aller aux forceps. Partout où la diversité n’existe pas, ça doit être une invasion de criquets, dans les concours de la fonction publique, dans la police Nationale. Partout de manière à ce qu’on ne puisse pas revenir en arrière. » Azouz Begag aime parler de sauterelles et de criquets.

Je rapproche ses propos de la une de l’hebdomadaire régional marocain ’’Ashamal’’ qui étalait en 2005 une photo représentant des immigrés subsahariens avec en grands caractères, le titre suivant : « Les sauterelles noires envahissent le nord du Maroc » !!!

Je me souviens également de ce collègue, ancien international de basket marocain, qui me racontait son enfance et les dégustations de sauterelles gorgées du fruit des razzias agricoles. Lui parlait de sauterelles, pas d’êtres humains. De lui, j’étais fan, pas de Monsieur Begag.

Azouz Begag nous promettait il y a quelques mois dans l’émission «en aparté» qu’on allait voir des candidats «issus des minorités visibles» sur les prochaines listes électorales de l’UMP. On verra si on en voit. Je le souhaite. On verra aussi quelle place tiendra la fonction dans le futur gouvernement post-présidentielle. Et qui remplacera Azouz Begag ? Azouz Begag ?

Archives du blog pourpre sur Azouz Begag :

http://recrutement.over-blog.com/article-431286.html

http://recrutement.over-blog.com/article-4942259.html

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 21 mars 2007

Journée contre le racisme : l'ONU condamne la discrimination, entrave au développement et au progrès

"A l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale, célébrée aujourd'hui, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a souligné que les pratiques racistes, en plus de blesser les personnes qui en étaient victimes, portaient atteinte au développement en empêchant les individus de réaliser pleinement leur potentiel et donc, de contribuer au progrès national.

« Les pratiques racistes perpétuent les inégalités sociales et économiques profondément ancrées dans les sociétés », a-t-il déclaré dans un message transmis aujourd'hui par sa porte-parole.

La Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale est célébrée le 21 mars en souvenir de la manifestation pacifique de Sharpeville en Afrique du Sud, le 21 mars 1960, où la police avait ouvert le feu et tué 69 personnes qui protestaient contre les lois racistes en vigueur.

« Chaque année, le monde commémore ce massacre pour attirer l'attention sur le combat contre le racisme, partout et à tout moment ».

« Si on n'y prend pas garde, les pratiques racistes peuvent causer des troubles sociaux et des conflits, faisant obstacle à la stabilité et à la croissance économique », a insisté Ban Ki-moon.

Saluant des avancées significatives contre la discrimination ces dernières décennies, notamment la fin de l'apartheid en Afrique du Sud ou l'adoption par de nombreux pays de lois sur le sujet, le Secrétaire général a néanmoins estimé que beaucoup restait à faire puisque la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination était encore loin de la ratification universelle.

« Surtout, de récents rapports font état d'une augmentation inquiétante des incidents de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et d'intolérance dans de nombreuses parties du monde », a-t-il rappelé.

« Les Nations Unies ont un rôle majeur à jouer dans la lutte contre la discrimination raciale mais c'est aussi à chacun d'entre nous de faire front : nous devons rejeter les actes de discrimination ou d'intolérance dans notre vie quotidienne et les dénoncer avec force dans la sphère publique », a estimé Ban Ki-moon, soulignant que ces efforts s'inscrivent pleinement dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) pour 2015.

Insistant elle aussi sur les liens entre racisme et développement, Louise Arbour, Haut Commissaire des droits de l'homme a affirmé depuis Genève qu' « une société qui tolère la discrimination porte atteinte à son propre développement en entravant la contribution de pans entiers de sa population, et sème potentiellement les germes de conflits violents en son sein ».

Dans son message, Louise Arbour ajoute que « les engagements formels ne sont pas suffisants ».

Cette Journée est par conséquent « l'occasion de mobiliser l'opinion publique et de rappeler aux gouvernements leur devoir de combattre la discrimination raciale sous toutes ses formes et ainsi assurer le plein développement de tous les membres de nos communautés et des générations futures »."

http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=13838&Cr=racism&Cr1=BKM

Je reprends en écho: « une société qui tolère la discrimination porte atteinte à son propre développement en entravant la contribution de pans entiers de sa population, et sème potentiellement les germes de conflits violents en son sein ».

A méditer.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 17 mars 2007

A quoi servirait l’uniforme à l’école? Plus que l’uniforme, je suis favorable au retour de la blouse en primaire et au collège, voire jusqu’au lycée. Des blouses pour les professeurs, le personnel scolaire et les élèves!

Chaque rentrée, on pourrait doter les élèves de deux ou trois blouses à leur taille (on en aurait pour 45/60€ maxi par élève). La blouse comme l’uniforme renforcerait le sentiment d’appartenance à un groupe social. Elle réduirait les différences sociales entre les élèves et les excès vestimentaires. Elle rapprocherait les élèves. Elle redonnerait de la dignité à certains élèves, ramènerait à plus d’humilité les autres.

Ce serait une contrainte pour certains élèves mais aussi une libération pour d’autres. Et dans ce cas précis, la contrainte pèse peu. Je vois plus d’avantages que d’inconvénients au retour de la blouse à l‘école.

Retour… oui ce mot aussi a son importance. Il ne suffit pas de livrer des blouses. Il faut réparer l’ascenseur social qu’était l’école républicaine. Réformons l’éducation nationale en profondeur. Redonnons leur dignité aux professeurs. Redonnons foi dans l’instruction comme plus noble facteur d’élévation dans l’échelle sociale. Et la blouse pourrait être le symbole de ce retour à une certaine idée de l’école républicaine.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Vers un meilleur modèle social
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Dimanche 11 mars 2007

« Quand milates tini iun vieux chouval yo dit negresse pas maman yo ». Quand les mulâtres ont un vieux cheval, ils disent que les négresses ne sont pas leurs mères. Autrement dit, dès que les mulâtres possèdent quelque chose, ils nient leurs origines nègres. Ce proverbe créole caractérise les tensions raciales entre noirs et gens de couleur, ceux qu‘on appelle mulâtres ou métis. Les premiers reprochant aux seconds de nier leur négritude.

Savez-vous que Tiger Woods se définit comme « cablinasian », contraction de « caucasian », « black », « indian » et « asian », en raison des origines diverses de son père et de sa mère ? Tiger Woods est bien ce golfeur surdoué que le monde entier définit comme « noir américain ».

Dans la bande dessinée The Boondocks d’Aaron Mc Gruder, Huey Freeman, le héros, un Africain-Américain prépubère demande à la métisse Jazmine DuBois ce qu’elle est si elle n’est pas noire. Celle-ci répond : « Ma mère est un quart irlandaise, un quart suédoise et un quart allemande. Ma grand-mère maternelle est en partie cherokee et mon grand-père surtout français, je pense, parce qu’il est originaire de Louisiane et que son père venait d’Haïti, je crois, donc, que je suis… » A ce moment, Huey réplique : « Donc tu es aussi noire que Richard Roundtree dans « Shaft en Afrique ».

J’aurai aimé connaître sa réponse. Je suis métis, comme Jazmine. J’ai du sang nègre dans mes veines mais pas seulement. En fait, je peux dire que ma grand-mère maternelle était originaire d’Inde, que mon grand-père a parait-il un lien de famille avec l’abolitionniste métis Bissette, qu’ils sont nés en Martinique, que mes grands-parents paternels étaient blancs et qu‘ils vivaient dans le massif central.

Comment les partisans du comptage ethnique me définiraient-ils ? J’ai quelques idées. Au brésil, on hésiterait entre mulato et caboclo, entre métis de blanc et noir et métis de blanc et indien. On ne manque pas de qualificatifs pour les gens couleur. Au Chili, on appelle roto le métis de blanc et d’indien. Au Venezuela, on appelle Zombo le métis de noir et d’indien. J’ai appris tout cela dans L’Amérique du sud blanche - Terre de paix et de liberté par le Jonkheer Henry Van der Meersche. J’ai des lectures variées.

On peut aussi se référer à la méthode de Moreau de Saint-Méray :

Blanc + Négresse ou Nègre + Blanche = Mulâtre

Blanc + Mulâtresse = Quarteron

Blanc + Quarteronne = Métif

Blanc + Métive = Mamelouque

Blanc + Mamelouque = Quarteronné

Blanc + Quarteronné = Sang-mêlé qui s’approche du blanc !

Attention, ça se corse !

Blanc + Marabou = Quarteron

Blanc + Griffone = Quarteron

Blanc + Sacatra = Quarteron

Sachant que,

Marabou = Nègre + Quarteronné

Griffone = Nègre + Marabou

Sacatra = Griffone + Nègre

En fait, ces dénominations du degré de couleur furent employées à Saint-Domingue, d’après l’ouvrage Les gens de couleur libres du Fort-Royal, 1679-1823 par Emile Hayot. Qu’on se rassure, j’ai les appellations Martiniquaises qu’on pourrait ressortir en France :

Blanc + Négresse = Mulâtre

Blanc + Mulâtre = Métif

Blanc + Métive = Carteron

Blanc + Carteronne = Mamelouque

Nègre + Mulâtresse = Câpre

Mulâtre + Métive = Mulâtre ou Métif

Métis Carteronne = Métif ou Carteron

Bon, même avec tout cela je ne m’y retrouve pas. J’ai à minima du sang indien, noir et blanc. Qui sait d’ailleurs si je n’ai pas du sang bleu ? J’ironise. Je ne renie rien de mes origines. Je revendique mon originalité. C’est mon identité ou plutôt mes identités. Je suis noir parce que j‘ai du sang noir. Je suis blanc parce que j‘ai du sang blanc. Je suis indien parce que j‘ai du sang indien. Pourtant, à n’en pas douter, mon sang est pourpre comme le votre, frères humains qui avec moi vivez.

Je refuse de devoir me déterminer par rapport à ma couleur de peau. Il n’y a que mon frère qui puisse entrer dans ma catégorie. J’ai du sang nègre mais je ne suis pas noir. J’ai du sang indien mais je ne suis pas hindi. J’ai du sang toubab mais je ne suis pas blanc. Au diable les discriminations mais on ne m’imposera pas la marque jaune, ni à moi ni aux autres. Je refuse cette catégorisation de la société française, ce facteur de division. On m’accusera de nier la réalité des races ou de nier la diversité suivant les états-majors. En France, je ne veux pas être fiché autrement que comme français. Passe encore pour le sexe et l’âge mais point trop n’en faut…

On catégorise pour diviser. De tous temps, on a cherché à opposer les blancs aux noirs, les gens de couleur aux uns et aux autres. Pourquoi ? Pour ne pas afficher les véritables lignes de partage du monde entre ceux qui ont et ceux qui n’ont pas.

« Chouval rété nen zécurie, milete nen savane ». Le cheval doit rester à l’écurie et le mulet dans la savane. Chacun sa place, chacun sa condition. Ainsi, on aurait rien à gagner à vivre ensemble, à dépasser les clivages ethniques ou communautaires.

« Milate » et « milete », métis et mulet, la parenté me fait sourire. Impossible de ne pas penser aux porteurs de « Tintin au Tibet », à la rencontre de Prabaker et Linbaba dans « Shantaram », à toutes ces images d’hommes, de femmes et d’enfants chargés comme des mulets à travers le temps et les âges.

« Vous pouvez tromper tout le peuple quelque temps ; vous pouvez tromper une partie du peuple tout le temps ; mais vous ne pouvez tromper tout le peuple tout le temps » disait le président Lincoln. Qui peut croire qu’il faudrait des statistiques pour lutter contre les discriminations à l’embauche et évaluer les progrès en la matière. Sommes-nous tous aveugles ? Je crois que le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions.

Je crois qu’on se sert de la lutte contre les discriminations à l’embauche pour diviser les français à des fins électorales. Pourquoi systématiquement opposer français de souche et français d’origine étrangère ? Pourquoi systématiquement opposer français blancs et français de couleur ? Français des cités et français du terroir ? Messieurs les politiques, n’espérez pas un instant me voir vous suivre sur le chemin de la discrimination positive, des quotas et des comptages ethniques.

Je n’ai pas envie de jouer dans la version française de Retour vers le futur et de voir ressortir un jour l’ordonnance du 31 août 1778 dans laquelle on indiquait qu’  « on spécifiera dans les actes de baptême des gens de couleur libres, leur état et le degré de couleur avec leurs surnoms pourvu que ce ne soit pas celui des maîtres qui les auraient affranchis ».

Comme Bissette en son temps, je préfère les politiques qui additionnent à celles qui divisent. Comme Ernesto Guevara, je crois qu’il faut travailler à l’émergence de « citoyens conscients de toutes les incidences de leur comportement individuel sur la « santé » du collectif ».

Pour lutter contre les discriminations à l’embauche, une action éducative est nécessaire. Il faut que chacun apprenne à se débarrasser de ses préjugés, ceux des patrons sur les candidats et ceux des candidats sur les patrons. Ensuite, il faut sanctionner fermement les auteurs de discriminations.

Encore une fois, le sang qui coule dans nos veines est le même. Qu’il batte sous une peau claire ou brune le sang de l’espèce humaine est pourpre. Frères humains n’ayez entre vous le cœur endurci.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Lundi 19 février 2007

VOIR VIDEO

La lutte contre les Discriminations est notre affaire à tous. J'ai trouvé cette vidéo sur le www.lecran.org. Nous devons sa présence sur ce site associatif à un internaute que je respecte. L'occasion pour moi de te saluer, Oliviegntchik, pour ton action citoyenne. Le silence discrimine... Il faut relayer ce genre de témoignages. Bravo aux trois collègues qui ne laissent pas tomber le quatrième. Courage à vous quatre. Ici, c'est la patrie d'Alexandre Dumas et des mousquetaires!!! Il ne suffit pas de conspuer les collabos d'hier. Il faut dénoncer les injustices d'aujourd'hui et trop nombreux sont ceux se taisent encore.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 7 février 2007

91% des français sont disposés à travailler sous l’autorité d’un patron issu de l’immigration, selon une étude IPSOS Afpa sur la discrimination.

[...] "deux conclusions s’imposent. Ayant déjà fait l’objet d’une discrimination dans le cadre de leur carrière professionnelle, les personnes issues de l’immigration ont besoin d’être confortées et accompagnées dans leur désir d’entreprendre. La seconde concerne tous les Français : lorsque l’on est salarié, la discrimination est un sujet dépassé, puisqu’ils semblent prêts à rejoindre une entreprise créée, dirigée par une personne issue de l’immigration, et même à travailler sous son autorité directe." http://www.indicerh.net/sections.php?op=viewarticle&artid=5559

Dimanche soir, Tony Dungy est devenu le premier coach noir de l'histoire à remporter le Superbowl, le titre majeur du football américain, aux Etats-Unis, avec un QB (poste central en attaque) blanc. Pour la première fois depuis 41 ans que le superbowl existe, deux coachs noirs dirigaient les équipes finalistes du plus grand événement sportif aux Etats-Unis.

La couleur du boss peut être noire, pourpre ou autre, on s'en fout!!! On veut des résultats économiques, sportifs ou les deux en même temps, "mon capitaine".

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 7 février 2007

Voici une lettre de motivation réelle. La rédacteur, à ce que je comprends, a fait suivre à une personne qui a ajouté des commentaires. A priori, il a oublié de les effacer. J'ai déjà reçu des lettres de motivation destinées à d'autres, des suivis de candidatures et d'autres choses biens plus surprenantes (correspondance avec une personne incarcérée, par exemple). Tout le monde peut faire des erreurs d'inattention mais certains documents sont plus importants que d'autres! Vigilance...

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Vendredi 19 janvier 2007

Nyamko Sabuni est l’équivalent en Suède d’Azouz Begag. A savoir, « Sweden’s minister for integration and gender equality »

Originaire du Congo, fille d’une mère musulmane et d’un père chrétien, elle a récemment déclaré : « I think you can end up in a negative spiral where you attribute everything that goes wrong to discrimination » au sujet de son passé et du rejet fréquent de ses candidatures. Sans langue de bois, elle ajoute : « We have a society that has failed to adapt to new times. We don’t offer people their rights, but we are also unclear about their obligations ».

 

Comme pour Trevor Phillips au Royaume-Uni, certains représentants des minorités l’accusent d’avoir changé de camp ! On a déjà connu ça avec Bissette à la Martinique. Pour ma part, il me semble que ces personnages politiques ont fait le juste choix du rassemblement des individus autour de valeurs communes, sans faire table rase de la culture locale, pour fonder l’avenir. C’est ce qu’il me semble, vu d’ici.

 

 

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 17 janvier 2007

Une belle communication de KPMG, en avance rapide, sur les idées :) KPMG s'ouvre à la diversité sans le souligner dans le texte. C'est rare.

http://www.kpmg.fr/fr/recrutement/

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Vendredi 29 décembre 2006

La fin de l’année approche. C’est l’heure des bilans. Je songe à mon engagement en faveur de la lutte contre les discriminations à l’embauche et au blog pourpre. Je prends le temps de mesurer les avancées et les reculs de mes idées dans la société française. Suis-je minoritaire ? Je suis convaincu que la discrimination positive est une erreur et une politique injuste. Et puis, au détour d’une page Internet, je lis un article qui me renforce. Nous sommes de plus en plus nombreux à promouvoir les mêmes valeurs d’équité et de justice. Voici l’article que je vous invite à lire et à relayer car chaque geste individuel compte dans ce combat pour le développement d’un pacte social juste, équitable et respectueux de nos grands principes républicains :

Discrimination positive, discrimination négative : entre pléonasme et oxymore 

« Dans cette période qui a commencé avec la date anniversaire des émeutes de l'automne 2005 et qui s'achèvera avec les élections législatives de 2007, parions que le débat reviendra souvent sur la notion de discrimination positive. Et qu'à peine prononcée l'expression provoquera un concours de pétitions de principe passionnées, laissant pourtant parfois cette impression étrange que, sous l'écume abondante des arguments polémiques, l'accusation et la défense partagent le même malaise, chacune trouvant son rôle difficile à tenir. Les lignes qui suivent proposent de déplacer ce débat vers un terrain plus constructible.

Pour repérer les contours de ce concept si dérangeant, il est pratique de commencer par la mise en situation proposée par Anne-Marie Le Pourhiet, grande pourfendeuse de discrimination positive : « Si un employeur préfère un candidat français blanc moins diplômé et expérimenté qu'un candidat français noir, il est certainement raciste et commet sans doute une grosse erreur managériale préjudiciable à son entreprise... » Le cas a le mérite d'être clair et net : il s'agit d'une discrimination raciste, condamnable et négative.

Qu'en est-il de la discrimination positive, celle qui, dans les débats, précède ou suit de peu l'apparition du mot « quota » ? Dans sa version pure et dure, elle contraint l'entreprise à recruter un certain nombre de représentants de chaque catégorie ethnique pour aboutir dans toutes les institutions à une représentation miroir de la société. Peu importe alors dans l'exemple précédent que le candidat blanc puisse être plus qualifié : l'entreprise doit recruter le candidat noir si son quota correspondant à la minorité ethnique des Noirs n'est pas atteint.

Pas étonnant donc que, malgré l'adjectif, l'expression « discrimination positive » soit lourde à assumer, beaucoup lui préférant la notion d'« action positive » ou celle d'« égalité positive ». Les nuances avec le modèle des quotas ethniques ne sont pas que sémantiques et les rares champions de la discrimination positive prennent tous leurs distances : Nicolas Sarkozy et Eric Keslassy prennent soin de revendiquer une discrimination positive qui soit socio-économique et non pas ethnique ni religieuse ; Yazid Sabeg lui-même récuse les quotas ethniques.

Certes. Mais s'il faut en passer par des quotas, et même si ces quotas sont socio-économiques et non ethniques, alors la discrimination positive est bel et bien... discriminatoire. C'est-à-dire qu'elle institue une inégalité de droit sous prétexte de rétablir une égalité réelle entre différentes catégories de la population. Il est facile et légal, par exemple, de compter le nombre des salariés d'une entreprise qui résident dans telle ou telle commune défavorisée, ou qui y ont suivi leur scolarité. Mais vouloir les recruter ou les promouvoir de préférence à d'autres candidats pourtant plus compétents est une discrimination, une rupture du principe d'égalité.

Oui, mais, à compétences égales, qu'en est-il ? Voici comment Anne-Marie Le Pourhiet poursuit son exemple déjà cité : « Si un employeur préfère un candidat français blanc moins diplômé et expérimenté qu'un candidat français noir, il est certainement raciste [...], mais à CV équivalent en quoi est-ce «mal» de préférer le Blanc et, au contraire, «bien» de préférer le Noir ? » Ce n'est ni mal ni bien de préférer le candidat noir, ou disons plutôt le candidat présumé défavorisé, mais c'est peut-être efficace et juste.

Juste, parce qu'un candidat issu d'une catégorie défavorisée, s'il offre les mêmes compétences qu'un autre candidat, pourrait bénéficier d'une présomption de mérite supplémentaire. Une personne dont le parcours est passé par un établissement scolaire placé en zone d'éducation prioritaire, ou qui réside dans une zone urbaine sensible, n'a-t-elle pas probablement plus de mérite qu'un autre candidat ? Plus de mérite, c'est-à-dire, selon le Petit Robert, plus de « ce qui rend une personne digne d'estime, de récompense, quand on considère la valeur de sa conduite et les difficultés surmontées ». C'est juste aussi, parce que ce n'est pas injuste : ce n'est pas au profit d'un candidat moins compétent que lui que le candidat malheureux a perdu.

Efficace, parce que cette présomption de mérite supplémentaire à compétences égales, en laissant entrer davantage de représentants des catégories défavorisées, suscite un espoir contagieux sans effet pervers ni stigmatisation. Efficace parce que, en brisant le plafond de verre qui limite la promotion de certains, il confirme cet espoir à tous les étages de l'ambition. Mais efficace seulement, à vrai dire, s'il y a des candidats ! C'est-à-dire bien sûr si toutes les autres mesures sont mises en oeuvre en amont : efforts ciblés pour former et parrainer, pour attirer des candidatures diverses, pour définir des critères de recrutement ou de promotion qui s'appuient exclusivement sur les exigences du poste, en faisant table rase des préjugés et des stéréotypes insidieux, etc.

La présomption de mérite supplémentaire à compétences égales ne relève pas de la discrimination positive. Elle ne peut pas davantage relever d'une loi : c'est une attitude que peuvent adopter tous ceux qui souhaitent lutter contre l'inégalité réelle, urgente et grave qui menace notre pacte social, tout en respectant les grands principes républicains. Le débat ne serait-il pas plus constructif en renonçant clairement, sur le fond, à toute forme de quota et, sur la forme, au mot « discrimination » ? En se positionnant plutôt sur la notion d'égalité positive et sur la présomption de mérite supplémentaire à compétences égales ? » Par LAURENT TRAN VAN LIEU, administrateur du Club XXIe Siècle  http://www.lesechos.fr

On ne pouvait pas mieux finir l’année 2006 sur ces paroles de bon sens de Laurent TRAN VAN LIEU.

Rendez-vous en 2007 pour l’année européenne de l'égalité des chances pour tous.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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