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Mardi 31 janvier 2006

Je suis abonné à Courrier International depuis des années. C’est une de mes sources d’information de prédilection. L’ennui, c’est qu’il m’arrive parfois de lire certains numéros avec un peu de retard. Pour cette fois, il s’agit du numéro de la semaine dernière. C’est encore récent. Un article m’a interpellé. Je cite :

« L’étudiant hongrois suit pour le moment ses cours en somnolant, mais le compte à rebours a commencé. Tôt ou tard, il réalisera qu’il n’a pas eu sa chance. Je sais ce qu’il ne sait pas encore : que toute révolution a été faite par des intellectuels excédentaires. Moi, je suis seulement énervé. Mais lui, il finira par exploser. » György Spirỏ, dans l’article intitulé « Ces jeunes gens de trop qui se révolteront » dans 168 ORA, Budapest http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=59175&provenance=zop.couverture

Ainsi, former trop de diplômés sans pouvoir leurs offrir de débouchés serait risqué. Ce soir, à la lecture d’un article de Libération accessible sur Internet, je n’ai pu que faire le rapprochement. «Libération» s'est procuré un rapport alarmant sur la discrimination dans le placement des jeunes apprentis. Je cite :

« Parce que «ça déplairait à la clientèle». Parce que l'entreprise veut garder «une bonne image». Un rapport rendu en juin dernier à l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), mais jamais rendu public, montre que l'apprentissage est loin d'être épargné par les discriminations raciales. Des «mécanismes d'exclusion passés sous silence mais bien connus de tous», une «omerta institutionnelle» : alors que les parlementaires discutent aujourd'hui du projet de loi pour l'égalité des chances (lire page 11), les conclusions de l'étude, titrée l'Egalité des chances, un défi à relever dans l'apprentissage, sont sévères. » par Sonya FAURE / QUOTIDIEN : mardi 31 janvier 2006

http://www.liberation.fr/page.php?Article=355464

Faire de longues études ou choisir l’apprentissage conduirait donc à la même sanction. Il me semble qu’on trouvera sur ce sujet matière à réflexion.

par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 29 janvier 2006

«Je suis contre toutes les discriminations, même quand elles sont positives.»

Arrivée rafraîchissante de Razzye Hammadi, 26 ans, nouveau président du Mouvement des jeunes socialistes. On espère le même renouveau chez les grands :)

http://www.liberation.fr/page.php?Article=353779

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 28 janvier 2006

"Black and Blue" épisode n° 76, saison 4 de “Starsky & Hutch”

Starsky et Hutch enquêtent sur une série de cambriolages commis dans des demeures cossues en l'absence de leurs propriétaires... Un jour, ils prennent sur le fait deux adolescents noirs, une fille et un garçon. La fille, s'empare d'un revolver et blesse Hutch qui, dérouté par la jeunesse de son agresseur, hésite à tirer. Hutch à l'hôpital, Starsky accepte en rechignant de faire équipe avec un nouveau partenaire, une jeune femme de couleur, Joan Meredith, issue de la discrimination positive.

J’ai l’intégrale de la série Starsky & Hutch, magistralement doublée par Lax & Ballutin. C’est pour moi la série policière emblématique des années 70.

Le capitaine Dobey, supérieur hiérarchique noir des deux compères est très présent dans la série. Au début, on se dit « tiens le boss est noir » puis on oublie. Dans l’épisode « Bleu et noir », l’inspectrice de couleur se présente comme issue de la discrimination positive, et on ne pense plus qu’à cela.

Starsky doute des compétences de la recrue, au début de l’épisode. Pourtant, il a déjà travaillé avec des femmes flics et avec des flics noirs. Est-ce parce qu’elle se présente comme issue de la discrimination positive qu’il doute de ses compétences ? Le doute…

La discrimination positive crée le doute.

par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 28 janvier 2006

par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat publié dans : Zarblog
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Vendredi 27 janvier 2006

4.90€, « Quand les blogs secouent la politique », on cible les « adultes chiants » :) J’ai pas fini de le parcourir mais j’y ai pris du plaisir pour le moment. Seul bémol, trop politiquement correct à mon goût.

Pour pimenter la  liste partielle de la blogosphère politique, quelques blogs trouvés en quelques secondes :

http://pcfheninbeaumont.over-blog.com/article-1703505.html

http://www.yannick-bedin.org/index.php?2006/01/27/13-un-collectif-du-29-mai-a-bourges

http://fnroubaix.hautetfort.com/

http://bulletindestravailleurs.over-blog.com/article-1267010.html

http://steevebriois.hautetfort.com/archive/2006/01/20/la-generosite-avec-l-argent-des-autres.html

http://republique.blogspirit.com/archive/2005/11/28/alain-finkielkraut-n-a-pas-le-privilege-de-la-verite-mais-il.html

http://blogagregsommaire.free.fr/index.php?Agreg-politique

Il ne faut pas avoir peur de la diversité ;)

La question du jour, netizen doit-il se ranger dans l’espace « Actualité » ou dans l’espace « Internet » de nos kiosques à journaux ?

par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat publié dans : Réflexions
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Vendredi 27 janvier 2006
par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat publié dans : Dessins / Humour
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Jeudi 26 janvier 2006

Je cite : « Je ne veux pas faire de la discrimination «la» solution. Toute solution ne peut qu'être partielle, insuffisante, avoir des effets pervers. Alors, il faut se poser la question : quelles sont nos priorités, nos objectifs, de quels types de politiques va-t-on accepter de subir les inconvénients ? A mon avis, les dangers de la discrimination raciale sont plus importants que les dangers de la discrimination positive. J'ai beaucoup travaillé en Afrique du Sud. Et j'ai toujours trouvé choquant, dans ce pays, qu'alors que l'apartheid venait d'être aboli et que le gouvernement tentait péniblement de réduire les inégalités, on s'est mis très vite à critiquer la discrimination positive.

Bien sûr, ce serait formidable de n'avoir pas besoin de la discrimination positive. Mais ce n'est pas comme ça dans la vraie vie. En ce moment, j'étudie les politiques de l'Etat et les politiques publiques dans une ville précise. Et face au «dire sans faire» de l'Etat, je préfère de beaucoup les tâtonnements des agents locaux, qui dans leurs aides au retour à l'emploi cherchent des solutions pour aider un peu plus ceux qui sont très nettement défavorisés. »

Extraits de : http://www.liberation.fr/page.php?Article=354286 «La discrimination raciale plus dangereuse que la discrimination positive» par Gilles WALLON / LIBERATION.FR : jeudi 26 janvier 2006 - 18:07 / Didier FASSIN, sociologue et anthropologue, professeur à l'EHESS, s'est exprimé mercredi soir lors de la troisième conférence sur le thème «Le modèle républicain confronté aux inégalités»

A mon sens, compte tenu du contexte économique, politique et social français actuel, il n’est pas si évident  que cela que les dangers de la discrimination raciale soient plus importants que les dangers de la discrimination positive. Que faut-il craindre le plus ? La radicalisation d’une minorité ou d’une majorité ? Eléments de réponse en 2007.

Sur l’Afrique du Sud, je n’y ai jamais mis les pieds mais j’ai un autre son de cloche !!!

 

 

 

« La Vice-présidente sud-africaine a annoncé, dans un entretien accordé au journal Sunday Times, qu’elle souhaitait que les Blancs bénéficient de la discrimination positive. Le gouvernement semble ainsi avouer à demi-mot les dysfonctionnements de sa politique, destinée à gommer les inégalités engendrées par le régime ségrégationniste de l’Apartheid. » Lire l'article

Le rouleau compresseur de la propagande pro discrimination positive est en route. La discrimination positive se met en place insidieusement. Si le sociologue-anthropologue-professeur nous dit que la discrimination positive est positive, je dis que la discrimination positive est une discrimination avant tout et qu’elle est négative, comme le démontre l’expérience sud-africaine. Je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion sur la question. L’intégralité de mon blog vous est ouvert pour puiser des éléments de réflexion.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Lundi 23 janvier 2006

Retour vers le futur

J’ai fait un rêve. J’ai reçu la visite de Doc Brown et Marty McFly, cette nuit. Ils sont vraiment très sympathiques. Nous avons parlé du présent, du passé, du futur, de l’impossibilité pour l’Homme de retenir les leçons d’hier et d’autres choses.

Evidemment, nous avons parlé de discriminations à l’embauche en France et aux Etats-Unis. Je leur ai dit que 2006 est l’année de la grande cause nationale de l’égalité des chances. Ils se sont regardés et m’ont dit que 2002 était déjà l’année de la grande cause nationale de la lutte contre les discriminations à l’embauche.

Grande cause nationale 2006

Grande cause nationale 2002

Effectivement, on avance pas en DeLorean mais pas à pas.  « Pas à pas, en mouvement contre les discriminations à l'embauche en France »  me servait de devise, sur le blog pourpre. J’ai décidé de changer pour « en action contre les discriminations à l'embauche en France ».

On ira pas à la vitesse de la lumière mais on peut aller plus vite qu’au rythme d’une bonne intention tous les quatre ans.

La lutte contre les discriminations à l’embauche est une des grandes causes nationales des 50 prochaines années!!! Au minimum...

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 22 janvier 2006

On n’éliminera pas les discriminations à l’embauche si on n’en comprend pas les mécanismes. L’équation discrimination=racisme est trop simpliste. C’est ce qu’expliquait Olivier Noël, dans une interview de 2004 qui reste d’actualité :

Grand entretien Place Publique

Olivier Noël, sociologue (1) : "La discrimination fonctionne comme un système"

Par Evelyne Jardin

21 mars : journée internationale de l’élimination de la discrimination raciale. A l’occasion de cette campagne annuelle à dimension internationale visant à promouvoir les principes de respect, d’égalité et de diversité culturelle, Place Publique publie l’interview d’Olivier Noël, doctorant en sociologie, sur la discrimination à l’emploi et ses rouages.

Place Publique : Le racisme et les discriminations, est-ce la même chose ?
Olivier Noël : Les représentations communes ont tendance à associer ces deux notions. La discrimination s’inscrit dans le registre des pratiques, des faits alors que le racisme s’inscrit dans le registre des représentations, des valeurs, des idéologies. La combinaison racisme-discrimination existe, certes, mais elle est loin d’être la plus fréquente. Une intention non-raciste peut se combiner avec une pratique effectivement discriminatoire.
C’est l’exemple de la coiffeuse qui vous explique qu’elle est "très attachée aux principes de la République, que sa fille milite dans une association anti-raciste, etc."... mais, qui, ayant constaté des propos tendancieusement xénophobes d’une partie de sa clientèle, décide de ne pas recruter une jeune apprentie coiffeuse d’origine maghrébine. C’est un cas typique de pratique discriminatoire, non directement intentionnelle, mais bien effective.
À l’opposé, j’ai enquêté auprès d’employeurs ouvertement racistes, affichant un discours extrémiste, et expliquant assez simplement : "s’ils [les immigrés] font bien leur travail, il n’y a aucune raison que je ne les embauche pas". Cela signifie qu’ils développent des idées racistes, dans une forme assez classique, coloniale, mais qu’ils ne discriminent pas, tout au moins au moment de l’embauche.

P.P. : La France s’est dotée de lois pour lutter contre le racisme. Sont-elles efficaces ?
O.N. : Non. La discrimination est encore considérée par beaucoup comme un délit relatif, mineur, sans gravité. Il est toujours intéressant, devant un parterre de chefs d’entreprises, de leur signifier que lorsqu’ils discriminent, ils deviennent des délinquants. Ils ont souvent tendance à penser que ce sont ceux qu’ils discriminent qui sont potentiellement des délinquants.
Le droit contre les discriminations est un droit neuf, très technique, que peu de juristes maîtrisent en France. Il y a un gros effort à faire de ce côté-là. Et il me semble impératif que ce droit devienne une menace véritablement crédible et que des procès exemplaires voient enfin le jour.

P.P. : Des enquêtes statistiques montrent que les jeunes issus de l’immigration s’insèrent plus difficilement sur le marché du travail. Peut-on parler de discriminations à l’emploi envers cette population ?
O.N. : Oui, assurément, les jeunes sont particulièrement visés par ces pratiques en combinant des critères d’origine, d’âge, de lieu de résidence, etc. qui se combinent, aux yeux des recruteurs, pour mieux les discriminer. Cela a un effet dévastateur sur leur intégration sans que soient pris en compte les efforts réels des jeunes pour s’intégrer.
Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce sont souvent les jeunes diplômés qui sont les plus discriminés. Dans une grande usine automobile de l’Est de la France où j’ai enquêté, des jeunes issus de l’immigration turque ou algérienne qui devaient devenir ingénieurs ou techniciens supérieurs ont rencontré des difficultés d’embauche. Ce recrutement discriminatoire était conditionné par le refus des ouvriers sur les chaînes d’être commandés par un "étranger". On peut dire que paradoxalement la discrimination ethnico-raciale survient au moment où l’intégration est réussie.

P.P. : Les employeurs peuvent se rendre coupables de pratiques discriminatoires mais sont-ils les seuls ?
O.N. : Dans l’exemple précédent, on voit bien que celui qui est invoqué pour justifier la discrimination est l’ouvrier de la chaîne et non l’employeur. Dans l’exemple de la coiffeuse, c’est la cliente supposée xénophobe. La discrimination fonctionne comme un système sans qu’aucun acteur puisse être défini comme l’acteur principal et le coupable. Bien souvent cela résulte d’une chaîne de propos banalisés, de silences complices, de petites décisions ordinaires qui au final exterminent, au sens littéral du terme, les jeunes issus de familles immigrées.
Nos recherches montrent que les intermédiaires de l’emploi ont eux aussi pendant longtemps coproduit la discrimination en se refusant à en reconnaître la réalité massive et à la rendre publique.
Pour autant, même si leur responsabilité professionnelle est engagée, il importe de pointer les responsabilités institutionnelles à tous niveaux. Les pouvoirs publics adoptent une logique de "culbuto" qui se traduit par une fuite en avant rhétorique invoquant les grands principes de la République et de la démocratie et une fuite en arrière pratique dès lors qu’il s’agit de les mettre concrètement en œuvre. Le référentiel de la politique est flou et les principes d’action sont mous car le public ciblé est inhabituel : il ne s’agit pas d’agir sur les faibles, les dominés, mais au contraire sur les dominants, ceux qui ont le pouvoir de discriminer et d’exclure.

P.P. : Peut-on dire que les jeunes co-produisent aussi le phénomène discriminatoire à l’emploi ?
O.N. : D’une certaine façon, les jeunes sont des coproducteurs du silence, du déni sur la question. Dans nos interviews, nous constatons que nombre d’entre eux l’ont intériorisée. Le discours sur leurs supposés manques et sur les efforts à consentir pour "mieux s’intégrer" y a largement contribué.

P.P. : Que faire pour que tous les jeunes soient traités à égalité vis-à-vis de l’emploi ?
O.N. : Avoir les mêmes exigences et leur donner d’égales conditions d’accès à tous les domaines de la vie sociale (emploi, logement, loisirs, etc.). Si je suis optimiste quant aux solutions possibles et aux formidables perspectives qu’ouvrirait une politique ambitieuse de prévention et de lutte contre les discriminations, je reste assez pessimiste sur la situation actuelle. Il y a encore du chemin à parcourir pour lever le voile sur le système discriminatoire.

(1) Doctorant en sociologie, chercheur-coopérant à l’Iscra (Institut social et coopératif d’étude et de recherche appliquée). http://www.place-publique.fr/article590.html Avril/Mai 2004

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Vendredi 20 janvier 2006

CV anonyme (3)

« Pour moi, le CV anonyme n’a de sens que si tous les CV à disposition du recruteur sont anonymes. Chez Jobtransport, le site spécialisé dans les métiers de la logistique et du transport, tous les CV déposés sur le site sont systématiquement rendus anonymes. Cette opération touche les formulaires classiques de CV mais aussi les CV Word en pièce jointe. C’est un exemple d’utilisation possible du CV anonyme. Jobtransport préserve ainsi l’égalité des chances. Le candidat a le choix de s’inscrire ou non sur Jobtransport et de voir son CV rendu anonyme. Le recruteur a le choix d’utiliser ou non Jobtransport pour trouver des candidats.

Pour les entreprises qui peuvent et décident d’acheter des logiciels de gestion de candidatures qui intègrent la fonction « rendre anonyme » comme i-GRasp, pourquoi pas ? Comme vous le voyez, je n’ai rien contre le CV anonyme comme outil, dès lors qu’il respecte les valeurs de « liberté » (choix pour le candidat et pour le recruteur) et d’« égalité » (l’anonymat pour tous ou personne) de notre république. »

Cet extrait est tiré d’une de mes interventions dans un débat sur le CV anonyme sur :

http://alexandretollinchi.hautetfort.com/archive/2006/01/13/debat-sur-le-cv-anonyme.html

Sur le CV anonyme :

« Certes, cela peut éviter un premier barrage, commente Jean-Pierre Dubois, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Mais cela revient également à contourner les vrais problèmes. De plus, l'adoption du CV anonyme envoie aux minorités visibles un message très politiquement correct. En clair : soyez discret, ne vous faites pas remarquer. »

http://www.01net.com/editorial/302057/recrutement/les-entreprises-ne-font-pas-de-discrimination-sur-le-cv-anonyme/

CV anonyme (2)

CV anonyme (1)

Quand je vois tout le débat sur la discrimination positive et le CV anonyme, dans les médias, je me pose quelques questions. Pourquoi aucun effort de grande ampleur n’est produit pour sensibiliser les gens à la lutte contre les discriminations à l’embauche ? Que font le gouvernement et les médias pour convaincre la société du bien fondé de la lutte contre les discriminations à l’embauche ?

On débat sur les moyens à mettre en œuvre alors que le seul moyen efficace de lutter contre les discriminations à l’embauche est de convaincre la société de l’intérêt de la diversité. C’est dans les têtes qu’on gagnera cette bataille.

On peut lutter contre les discriminations avec des arguments, avec des campagnes de sensibilisation. On peut convaincre les entreprises à s’ouvrir aux différents talents. Il faut utiliser les médias. Les entreprises ont tout à gagner avec la diversité. La diversité assure la survie.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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