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Dimanche 26 février 2006

« Le plus souvent, les adversaires de la "discrimination positive" estiment que l'expression même suffit à discréditer les politiques qu'elle désigne, tandis que les partisans de ces politiques protestent contre l'appellation et se lancent à la recherche d'euphémismes tous plus creux les uns que les autres... » Daniel Sabbagh

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-745189@51-745275,0.html

Je vous invite à lire l’interview complète. Voici, quelques extraits :

« Certains assimilent toujours la discrimination positive à des quotas...

C'est un raccourci abusif, y compris et surtout dans le cas américain. Le quota prévoit un pourcentage à atteindre de membres des groupes désignés, sous peine de sanction automatique. Mais ce n'est qu'une modalité d'action parmi d'autres, et certainement pas la plus fréquente. Aux Etats-Unis, les quotas dans les universités ont été rejetés par la Cour suprême dès 1978. […] »

« De ce point de vue, l'exemple américain semble surtout servir de repoussoir...

C'est vrai. Et pourtant on observe actuellement une réelle convergence, tant au niveau des arguments mobilisés pour justifier les politiques - la rhétorique de la "diversité", par exemple, est directement importée des Etats-Unis - que des politiques elles-mêmes. Dans des Etats comme la Californie, le Texas et la Floride, des dispositifs fondés sur un critère essentiellement géographique, et donc semblable à la discrimination positive "à la française", sont venus se substituer à l'affirmative action lorsque celle-ci a été supprimée dans la seconde moitié des années 1990. Ils consistent à réserver aux meilleurs élèves de chaque lycée des places dans les universités publiques de l'Etat où ils résident.

Vu l'ampleur de la ségrégation scolaire, le nombre de lycées dont pratiquement tous les élèves - y compris les meilleurs - sont noirs ou hispaniques est suffisamment élevé pour que l'on puisse ainsi enrayer le déclin du nombre d'étudiants issus de ces deux groupes, déclin lui-même provoqué par la suppression de l'affirmative action. C'est ce nouveau dispositif que certains préconisent aujourd'hui en France. Il est vrai qu'il est plus facile de s'inspirer de ce qui nous ressemble déjà. »

Si la discrimination positive « à la française » consiste désormais à réserver « aux meilleurs élèves de chaque lycée des places dans les universités publiques de l'Etat où ils résident » et qu’on arrête de parler de quotas ethniques ou religieux, on avance dans le bon sens. Contrairement à ce qui se passe à Sciences-Po, je pense qu’on doit proposer un système d’admission unique, quel qu’il soit. http://recrutement.over-blog.com/article-1914613-6.html

Sur un autre site : « Compte tenu des inégalités croissantes en France, de nombreuses voix s’élèvent pour appliquer un système de discrimination positive comme cela se fait depuis longtemps aux Etats-Unis.

Pour Thomas Piketty, économiste, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), outre-Atlantique, ces dispositifs d'admission préférentielle dans les universités sont essentiellement basés sur des critères ethniques. Selon le chercheur, le débat français s’oriente davantage vers une discrimination positive sur des bases territoriales. Il s’agit d’offrir des admissions préférentielles à des élèves issus de ZEP dans des formations élitistes.

Mais cela n’est pas sans poser des problèmes de favoritisme. Patrick Weil, directeur de recherche au CNRS propose ainsi d'admettre en classes préparatoires les 7 à 8 % des meilleurs élèves de tous les lycées, y compris ceux de ZEP. Selon lui, cela pourrait avoir un effet fort sur la mixité sociale. Des parents calculateurs pourraient alors vouloir mettre leurs enfants en ZEP pour qu’ils puissent bénéficier de ces admissions. Selon le chercheur, cela pourrait contrebalancer largement les effets pervers de la discrimination positive.
Source Le Monde » Source

Pourquoi ne pas prendre 100% des meilleurs élèves de tous les lycées, y compris ceux de ZEP ? On attribuerait une place aux premiers de chaque lycée puis on répartirait le reste des places sur concours. Si on a pas assez de places. La sélection peut se faire plus tôt, au collège, pour accéder à des pré-classes préparatoires. Je pense qu’on peut s’inspirer du monde sportif en matière de détection et de sélection des talents, en faisant évidemment attention à ne pas tomber dans ses travers. Tout est dans la mesure.

Daniel Sabbagh, sur l’entreprise :  « Enfin, il n'y a pas au Royaume-Uni de traitement préférentiel des candidats en fonction de leur identité ethnique à l'étape de la sélection. Les entreprises - et, depuis 2000, les employeurs du secteur public - s'efforcent simplement de susciter davantage de candidatures des membres des minorités, et elles sont plus généralement incitées à faire le maximum pour éradiquer les pratiques qui relèvent de la "discrimination indirecte" à leur encontre. La distinction est ténue, mais pas sans importance. »

Cette approche me paraît acceptable et respectueuse de nos valeurs.

Dans son interview, Daniel Sabbagh s’exprime sur l’école et l’entreprise. Il me paraît opportun de distinguer le problème lié au manque de mixité sociale dans les grandes écoles de celui des discriminations à l’embauche.

Ces deux problèmes sont, à mon sens, évidemment liés à la question de la reproduction des élites et de la mobilité sociale. Pour autant, évoquer ces deux questions en même temps peut prêter à confusion. Le film de Yamina Benguigui, « Le plafond de verre, les défricheurs », nous rappelait récemment que les discriminations ethniques à l’embauche ne touchent pas que des jeunes d’origine étrangère en difficultés, comme pouvait le laisser penser l’irruption de la question des discriminations à l’embauche dans les violences urbaines. Ce n’est pas parce qu’on aura une meilleure mixité sociale à la sortie des études qu’on aura automatiquement moins de discriminations à l’embauche.

http://recrutement.over-blog.com/article-1603640-6.html#anchorComment

http://recrutement.over-blog.com/article-1159174.html

Nous avons des talents en banlieue et ailleurs, je suggère de les détecter à différentes étapes de la vie (Nous n’avons pas le même rythme de développement personnel). Une fois détecté, ils faut mettre les moyens pour développer ces talents puis les employer au mieux de leurs capacités. C’est ma vision.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 25 février 2006

ALERTE ORANGE

Il était dans ma boîte aux lettres depuis quelques jours. J’ai pris connaissance, aujourd’hui, du courriel d’un proche, gendarme mobile. Il me relayait le message d’un collègue en poste aux Antilles. J’avais déjà entendu, à la radio, qu’un gendarme était décédé en mission sur l'île de Saint-Martin. Ce que j’ai lu dans ce message m’a révolté.

J’ai aussitôt vérifié ces informations. Les médias français le confirment :

« La mort de Raphaël Clin, le 12 février lors d'un contrôle routier sur l'île de Saint-Martin, s'est accompagnée d'injures de scènes de "réjouissance collective". La ministre de la Défense a saisi la justice. Sur place et dans les rangs des gendarmes, la colère monte. »

http://news.tf1.fr/news/france/0,,3286116,00.html?trk=100

Voir aussi : http://www.liberation.fr/page.php?Article=361180

La découverte d’un site sur le phénomène « hoax » m’a convaincu de ne pas faire suivre le courriel que j’ai reçu :

« Loin de la terminologie spécifique à l'informatique, ce terme énigmatique provient du langage courant et signifie canular. »

« Par définition, un hoax ne peut pas représenter de danger pour votre ordinateur, vos finances ou votre destin. Les risques des canulars de l'Internet résident ailleurs mais sont néanmoins réels. »
a) Désinformation et atteinte à l'image :
b) L'encombrement des réseaux :
c) Les fausses alertes

http://www.hoaxbuster.com/hoaxteam/forum_contributions.php?idForum=3152&idMess=45992 http://www.hoaxbuster.com/hoaxliste/hoax.php?idArticle=45672 http://www.hoaxbuster.com/hoaxcenter/informations.php

Pour autant, l’information demeure : « La mort de Raphaël Clin, le 12 février lors d'un contrôle routier sur l'île de Saint-Martin, s'est accompagnée d'injures de scènes de "réjouissance collective". La ministre de la Défense a saisi la justice. Sur place et dans les rangs des gendarmes, la colère monte. »

A l’heure ou l’incertitude demeure sur le caractère antisémite de l’affaire Ilan Halimi, le caractère raciste anti-blanc de l’affaire Raphaël Clin semble confirmé par les médias.

Il m’apparaît opportun de vous inviter à relire un de mes précédents articles sur le racisme anti-blanc : http://recrutement.over-blog.com/article-220802-6.html#anchorComment

« C'est toute la société qui souffre des discriminations, des racismes et du communautarisme à différents degrés mais pour le malheur de tous. »

A force de « politiquement correct », de « socialement correct », et d’ « historiquement correct », on détruit notre cohésion nationale. Il faut réagir et se lever contre toute la philosophie dominante du renoncement. Il faut dénoncer toutes les formes de racisme et réunir toutes les composantes de la nation dans leur extraordinaire diversité  !!! Il faut dénoncer toutes les formes de discriminations et le communautarisme concurrentiel !!! Il faut d’urgence nous reconstruire une identité nationale fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion. Ne restons pas les acteurs passifs de notre propre destruction.

Que les morts reposent en paix. Et, que les vivants sortent la tête de l’eau : http://recrutement.over-blog.com/article-1286154-6.html#anchorComment

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Humeurs
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Mercredi 22 février 2006

Michèle Alliot-Marie, Ministre de la défense, dans un entretien accordé au journal La Croix (propos recueilli par L. De Boissieu et A. Fouchet, paru ce jour :

« Les armées françaises n’ont pas, aujourd’hui, de difficultés de recrutement. Elles enregistrent en moyenne, pour un poste, deux candidats chez les soldats du rang, plus de quatre candidats chez les sous-officiers et sept candidats chez les officiers. Ces chiffres montrent que les conditions sont remplies pour une sélection qualitative de haut niveau et que de nombreux jeunes Français sont portés par l’idéal de servir. » 

 

Deux candidats pour un poste chez les MDR !?!

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mardi 21 février 2006

Le monde ne se divise pas en deux catégories : ceux qui discriminent systématiquement, et ceux qui sont systématiquement discriminés.  Qui peut dire qu’il ne court pas le risque d’être un jour victime de discrimination ? De l’employé au cadre, personne n’est épargné.

Sexe, âge, origine… Près d’un quart des cadres se sent discriminé, selon une récente étude de l’APEC, révèle Libération. Employés, Agents de Maîtrise, Cadres, l’entreprise au complet trouverait tout intérêt à se mobiliser contre les discriminations.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 19 février 2006

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Zarblog
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Dimanche 19 février 2006

Les kits anti-discrimination de l’UE (Merci ;) David de Talent Power et Oliviegntchik) Je les ai tellement attendu, ces kits, que j’ai oublié qu’on pouvait tout télécharger !!! Alors, aujourd’hui on diffuse :

Si vous désirez commander des kits, veuillez envoyer un email à toolbox@stop-discrimination.info en indiquant le nombre désiré et la langue souhaitée, votre nom, adresse postale complète, et un numéro de téléphone.

A défaut de commander le kit anti-discrimination de l’Union Européenne, vous pouvez en télécharger des éléments  : http://www.stop-discrimination.info/index.php?id=5690

Que trouverez-vous dans le kit?

1.  Des Fiches Informatives sur les sujets suivants:

« Gérer la diversité: les impacts. Les avantages de la diversité »

« Que peuvent faire les employeurs pour éliminer la discrimination et promouvoir la diversité ? Les étapes indispensables »

« Que faire en cas de discrimination ? Guide à l’usage des victimes »

« Ce que vous devriez savoir à propos de la loi contre les discriminations. Les questions les plus fréquemment posées »

« Je ne fais pas de discrimination, n’est ce pas ? Reconnaître la discrimination »

2. Vidéo d’information de 8 minutes, sur DVD qui introduit le sujet et présente les Directives

3. Dépliants sur les informations nationales :

"Combattre les discriminations en France dans la vie professionnelle"

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 19 février 2006

Smiley bresil.gif Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva mène une politique de discrimination positive et de quotas au cœur du système éducatif: http://fr.allafrica.com/stories/200602150838.html

« La discrimination positive est nécessaire, dit Heraldo Pereira, premier journaliste Noir à présenter, en 2002, en “prime-time” sur TV Globo, le Journal National. […]

Les quotas raciaux à l’université et dans les secteurs artistiques sont des formes de discrimination positive qui actuellement montent en force. Lázaro Ramos, premier acteur noir a être à l’écran dans le rôle principal, à une heure de grande écoute, dans une émission humoristique, résume sa position sur les quotas, où pour lui “il le faut, même si je serais beaucoup plus heureux si cela se faisait de façon naturelle. Ce serait mieux si on n’avait pas besoin des ces quotas, et si les artistes noirs étaient recrutés pour leurs qualités artistiques propres, mais ça n’est pas comme ça que ça se passe”. Pour Lázaro “quant à la question des quotas à l’université, mon opinion est la même. Actuellement, l’enseignement à l’école publique est très mauvais. L’insertion des Noirs à l’Université, par le biais de quotas, forcera à améliorer l’enseignement de base. Ceux qui se battent en ce sens, n’en cueilleront pas vraiment les fruits, mais leurs enfants eux, si, car l’Université connaîtra ce changement, comme l’enseignement primaire. Tant que nous ne serons pas parvenus à l’égalité sociale et raciale, nous ne pourrons pas dire que nous sommes un pays citoyen ”. Un des facteurs qui collaborent à la discrimination sociale au Brésil sont les structures éducatives.

Les avis sur les quotas raciaux ne manquent pas, surtout dans le monde éducatif. Dans une interview donnée à l’Institut Universia Brasil en avril 2003, le recteur de l’Université de Sao Paulo, Adolpho José Melfi, se dit contre les quotas dans les universités publiques. Il affirme que "tous ceux qui font des études dans les écoles publiques doivent avoir les mêmes chances. Cela n’avance à rien de protéger une race. Nous savons que le problème réside dans le niveau très bas de l’enseignement gratuit - et c’est pour cela que la présence de Noirs ou de métis à l’université est si infime, comme le montre le recensement...”. »

Par Carla Caldeira, étudiante en journalisme / Source : site de la revue Caros Amigos - décembre 2004 / Traduction Marie-Pierre Mazéas pour Autres Brésils / http://www.autresbresils.net/article.php3?id_article=110

Pour les partisans de la discrimination positive, les quotas donnent de bons résultats. Au début, on y croit mais après…

«Malgré le progrès réel des Afro-Américains (et de leurs confrères un peu plus fortunés des Caraïbes) depuis les années 60, l'écart entre Blancs et Noirs aux États-Unis demeure. Les réussites spectaculaires de quelques vedettes comme Condoleeza Rice, Bill Cosby et Richard Parson nous cachent le fait que les conditions de vie se dégradent chez une masse qui ne connaît ni progrès économique ni amélioration sociale. » http://www.ledevoir.com/2006/01/23/100299.html

«Enorme perplexité au Parlement de Budapest : les députés ont reçu une pétition légale de 2400 signatures, des Hongrois qui se déclarent comme Huns et demandent le statut de minorité nationale. » http://recrutement.over-blog.com/article-482897.html

Avec les quotas, au lieu de combattre les discriminations, on les légitime. On ne supprime pas les discriminations, on les organise. Comment ?

On commence par compter les personnes en fonction de leurs origines ethniques ou nationales. Puis, on analyse si on en trouve « pas assez » ou « trop » dans telle ou telle structure. On peut procéder de la même manière avec la religion, l’âge, les orientations sexuelles ou politiques…

Finalement, on instaure des quotas ethniques ou nationaux. Ainsi légitimé, le critère ethnique devient un critère légal alors que c’est justement un critère qu’on souhaite éradiquer. On assiste à des rivalités entre communautés ou pseudo communautés qui ne satisfont personne. On fabrique de l’injustice et de la frustration !!! C’est ma vision de la discrimination positive et des quotas.

N’oublions pas le facteur psychologique dans le combat que nous avons à mener contre les discriminations à l’embauche. Ce serait, à mon avis, une erreur pour la France.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 19 février 2006

44% des recruteurs flirtent avec la discrimination, selon l'entreprise.com

Je crois que les efforts de la lutte contre les discriminations à l’embauche doivent avant tout se porter sur les moyens susceptibles de faire évoluer les mentalités des recruteurs. La diffusion de kits anti-discriminations me semble une bonne idée. L’Union Européenne a son kit anti-discrimination mais son existence demeure confidentielle. http://recrutement.over-blog.com/article-1914613.html (kit pourpre)

Je suis régulièrement invité à des tables rondes par différents prestataires (Intérim, Agences de communication RH, job boards et autres) sur différents sujet en rapport avec le recrutement ou l’entreprise. On pourrait organiser des tables rondes sur les avantages de la diversité et expliquer les effets contre-productifs des discriminations à l’embauche.

Il faut évoluer…

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 18 février 2006

OUTILS

Quelques idées d’outils contre les discriminations à l’embauche :

1/ Créations de centres d’évaluation et de certification des compétences.

En France, contrairement au pays anglo-saxons, les études sont vues généralement comme la voie conduisant à un métier et non comme un bagage. Dans un monde ou règne le sacro-saint diplôme, on pourrait proposer aux candidats de certifier leurs compétences, par un organisme public ou indépendant.

Le CV est incontournable dans l’évaluation des individus. L’inconvénient majeur de l’analyse des CV résulte des interprétations différentes propres aux recruteurs. La mention « anglais courant » sur un CV peut être interprétée différemment. Un score au TOEIC est plus explicite. Le certificat TOEIC existe en cinq couleurs, correspondant à des plages de résultats distinctes : Orange (010-215), Marron (220-465), vert (470-725), bleu (730-855) et or (860-990). Pourquoi se cantonner à l’évaluation du niveau en Anglais ?

La passation de tests appropriés auprès de sujets volontaires (tests d'aptitudes, questionnaires de personnalité et d'intérêts professionnels) et l’élaboration d’une mini-situation de travail pourrait permettre d’évaluer et de certifier de nombreuses compétences.

Certifier des compétences permet de réduire la subjectivité. Il faut injecter le plus d’objectivité possible dans le processus de recrutement pour chasser les préjugés et limiter au maximum les risques.

On pourrait créer ces centres d’évaluation dans chaque agence ANPE : certification reconnue par le MEDEF pour les compétences linguistiques, informatiques, rédactionnelles …

On appliquerait la règle : « résultats négatifs => propositions de formation adéquates »

2/ Diffusion de kits anti-discriminations car « Informer, c’est prévenir ».

On peut informer les recruteurs sur les avantages perçus de la diversité :

La sélection, le recrutement et la fidélisation d'individus provenant d'un vivier plus large de «talents».

La réduction des coûts de rotation de personnel ou d'absentéisme.

Une plus grande souplesse et réactivité du personnel.

Une meilleure implication du personnel.

Une meilleure gestion de l'impact de la mondialisation et des bouleversements technologiques.  

Une meilleure capacité de créativité et d'innovation.

Une meilleure connaissance des différentes cultures.

Une meilleure compréhension des attentes et des besoins des clients.

Un développement plus aisé des stratégies marketing, produits ou services.

Une meilleure image de marque auprès des acteurs externes.

La création d'opportunités nouvelles pour les groupes sous représentés, et donc la contribution à une meilleure cohésion sociale.

On peut aussi informer les recruteurs sur les biais qui peuvent affecter la situation de recrutement : L’effet qui consiste, par exemple, à rechercher chez le candidat des similitudes avec soi et à le valoriser pour cela. On peut ainsi valoriser un candidat parce qu’il est originaire de la même région que soi.

L’ANPE pourrait envoyer ce kit à chaque nouveau recruteur à l’occasion d’une offre d’emploi. Les sites emploi pourraient faire de même. On pourrait le télécharger. On pointe ici le problème de la compétence des recruteurs. Pour lutter contre les discriminations à l’embauche, on ne peut pas se passer de l’information et de la formation des acteurs du recrutement à cette problématique.

3/ Développer, dans les processus de recrutement, la double évaluation sur le principe de la double correction scolaire.

En fait, il s’agit de doubler autant que possible les étapes de sélection : Examen des CV par deux recruteurs. Entretiens par deux recruteurs. Décision d’embauche collégiale. Un recruteur unique a généralement la responsabilité de l’ensemble du processus. On doit considérer le recrutement comme un pouvoir et le recruteur comme le dépositaire de celui-ci. A défaut d’établir des contre-pouvoirs, il faut partager le pouvoir pour le réduire.

Smiley yoda.gif
Que la force soit contre les discriminations!!!

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 18 février 2006

J’attendais de voir l’évolution de la situation avant d’écrire. On sait, en métropole, depuis quelques semaines qu’une épidémie ravage l’île de la Réunion, depuis Avril 2005. On a recensé 6 000 cas à Noël, 30 000 le 15 janvier, 50 000 le 1er février et 70 000 la semaine dernière. Aujourd’hui, on annonce 52 décès et 110 000 personnes touchées. La situation sanitaire me semble préoccupante, sans parler des conséquences économiques et sociales : http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1636 http://www.rtbf.be/rtbf_2000/bin/view_something.cgi?type=article&id=0185571_article&menu=default&pub=RTBF.PORTAIL%2FPORTAIL.FR.la_taille.SP.SOCI http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/virus/dossier.asp?ida=437016

Une situation similaire en Région parisienne serait-elle aussi bien acceptée ? Au moins 10% de la population de la Réunion, a été victime de cette maladie depuis mars 2005 !!!

On démarre au quart de tour pour accuser le président Georges W. Bush de ne pas avoir réagi assez vite, après l’ouragan Katrina, et de s’être rendu à New Orleans trop tard. Jacques Chirac a demandé, cette semaine, en conseil des ministres la tenue d'un comité interministériel sur l'épidémie, précisant que ce comité "devra renforcer si nécessaire les dispositifs déjà mis en place". Après son séjour en Inde et en Thaïlande,  je pense qu’il serait souhaitable que le Chef de l’Etat fasse une escale par l’île de la Réunion et qu’il mette des moyens très significatifs sur le terrain.

Cela va faire un an que le Chikungunya sévit. Lire :  Le Chikungunya en questions Nous connaissons aujourd’hui le phénomène et son ampleur. Il faut d’urgence mettre les moyens d’assistance appropriés au service de nos concitoyens en difficultés. Bon courage à eux.

 

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Humeurs
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