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"Y-a-t-il eu un racisme anti-blanc aux manifs lycéennes?
 Les récentes agressions de manifestants lycéens par des jeunes noirs issus des cités alimentent une polémique entre des intellectuels stigmatisant l'émergence d'«un racisme anti-blanc» et des associations qui voient dans cette dénonciation une dérive dangereuse.
Par AFP
 vendredi 25 mars 2005 (Liberation.fr - 19:22)"
http://www.liberation.fr/page.php?Article=285223
J'ai lu avec intérêt cet article. Je cite:
"Dans un texte publié vendredi à l'initiative du mouvement sioniste Hachomer Hatzaïr et Radio Shalom, des personnalités dont Alain Finkielkraut, Jacques Julliard et Bernard Kouchner, ont dénoncé des «ratonnades anti-blancs» lors des manifestations lycéennes des 15 février et 8 mars à Paris. Celles-ci ont été troublées par plusieurs agressions, souvent à coups de pied et de poing, par de jeunes garçons d'origine africaine contre des lycéens blancs. «Il s'agit d'une question d'équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien?», affirme l'appel qui a recueilli un millier de signatures lycéennes, selon ses initiateurs.
Le texte a aussitôt soulevé une polémique. Il a choqué certains, comme la sociologue Esther Benbassa, par la brutalité des mots comme «ratonnade» faisant référence aux ratonnades anti-arabes, et «francophobie», utilisé par Alain Finkielkraut pour faire le parallèle avec l'islamophobie et l'antisémitisme. «Cet appel est absurde, il y a eu des victimes blanches, mais faut-il le monter en épingle, ce qui me frappe, c'est cette revendication de la blanchitude», dit-elle, craignant un affrontement entre noirs et blancs «à l'américaine».
Ces violences exercées contre des jeunes lycéens blancs ont frappé les esprits par leur nouveauté, les casseurs s'en prenant, dans les précédentes manifestations, aux vitrines et abribus. Si Yonathan Arfi, président de l'UEJF (Union des étudiants juifs de France) refuse de ne voir dans ces agressions qu'une «revanche scolaire» de jeunes de cités face à des lycéens a priori plus privilégiés, des associations s'interrogent sur le caractère raciste des agressions. Du moins veulent-ils y voir un «racisme social» qui s'explique, sans être justifié, par les discriminations et le racisme dont sont victimes leurs auteurs.
Qualifier de racistes les jeunes noirs des cités est «réducteur», selon Michel Tubiana, président de la Ligue des droits de l'Homme (LDH). Il admet une «dimension raciste», mais qui s'explique par la «haine sociale». Il reproche aux auteurs du texte, en portant un jugement moral sur les agressions, de créer de nouvelles victimes, les blancs, aggravant le communautarisme, et de «fermer toute possibilité de comprendre» ces jeunes des cités. «Derrière ces violences, il y a des gens exclus, les violences du 8 mars sont le prolongement d'autres violences», dit aussi Mouloud Aounit (Mrap).
Représentant la communauté noire, très active ces derniers mois pour obtenir la reconnaissance par la France des torts subis par ses ancêtres esclaves, Serge Romano reconnaît que les jeunes «sont venus casser du blanc». «C'est une catastrophe, on l'avait malheureusement prévu», ajoute le président du «comité marche du 23 mai», qui estime que ces jeunes s'inspirent «des théories extrémistes qui affirment la supériorité du noir». «Ils n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent qu'une Histoire mal maîtrisée», et les «dérapages» de Dieudonné, dit-il. Il ajoute craindre une dérive, si le problème de l'insertion des communautés antillaise et noire africaine n'est pas pris en compte. Pour autant, il refuse de signer un appel qui «prend l'allure d'un affrontement blanc-noir»." |
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