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Mardi 25 avril 2006

« Deux problèmes se posent à propos du CV anonyme – que j’ai préconisé. Le premier, c’est qu’il n’y a pas eu aménagement des autres étapes du recrutement. Les candidats vont se présenter aux entretiens, mode de recrutement extrêmement discriminant, et seront discriminés à  ce stade. Deuxième problème : celui des entreprises de moins de 50 personnes, qui ne sont pas concernés par la loi sur le CV anonyme. Or, c’est dans les petites entreprises qu’on discrimine le plus, comme j’ai pu le constaté lors des testings. »

« Pratiquer la discrimination positive sur une seule minorité serait contre-productif et ne résoudrait pas le problème plus vaste des inégalités sociales. »

Extraits des propos de Jean-François AMADIEU recueillis par Violette QUEUNIET pour Entreprise&Carrières (n° 807)

Jean-François AMADIEU est directeur de l’Observatoire des discriminations et membre du Comité consultatif de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Il enseigne, par ailleurs, la sociologie et la GRH à l’université PARIS I.

Entreprise&Carrières précise dans l’introduction de l’entretien :

« Pour lutter contre les discriminations, il convient de développer des instruments d’objectivation du recrutement et du déroulement de carrière : testing, mesure, tests professionnels. Progresser dans l’équité des procédures est un facteur de cohésion sociale et ferme la porte à la discrimination positive. »

Inutile de préciser que j’ai lu avec adhésion cette interview. Qui plus est, j’ai relevé avec intérêt les préconisations de Jean-François AMADIEU :

I/ Mettre davantage l’accent sur les techniques objectivant le recrutement tels que les tests de mise en situation professionnelle (avec les partenaires sociaux).

II/ Sensibiliser les PME au niveau des branches professionnelles et des observatoires dont elles sont dotées.

III/ Développer les systèmes de mesure (testing ou approche statistique en conformité avec la CNIL sur les prénoms, par exemple).

Une remarque. A lire les propos de Jean-François AMADIEU, il semblerait que les politiques aient retenu quelques parties d’un tout. Ainsi, on fait fixette sur le CV anonyme, oubliant que la sélection sur CV n’est qu’une étape du processus de recrutement. Il est heureux que le bon sens l’emporte. On ne luttera pas contre les discriminations à l’embauche sans débloquer des moyens. Les mesures-gadget ne suffiront pas.

Et pour enfoncer le clou, je reprends cet extrait de l’hebdomadaire des ressources humaines, pour conclure :

« Progresser dans l’équité des procédures est un facteur de cohésion sociale et ferme la porte à la discrimination positive. »

(Lire aussi : CV anonyme 6)

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 23 avril 2006

Le bidonnage de CV, sport national ?

« Selon une enquête nationale réalisée en 2001 par le cabinet français Florian Mantione Institut, 75% des demandeurs d’emploi exagèrent les responsabilités qu’ils ont exercé, 56% masquent leurs périodes d’inactivité en allongeant la durée de leurs missions et 36% mentent carrément sur leurs diplômes. » LIEN

J’ai le souvenir d’une discussion avec une responsable recrutement d’une agence d’intérim lors d’un stage. Je lui avais présenté un CV remarquable. Elle l’avait écarté m’affirmant que le CV était trop beau pour être vrai. J’étais resté stupéfait.

Avec du recul, je pense comme au premier jour qu’elle était incompétente. On ne peut pas affirmer de telles choses sans vérification. Aujourd’hui, la pratique qui consiste à vérifier le cursus s’est institutionnalisé. Des sociétés offrent ce service de vérification. « La confiance n’exclue pas le contrôle », disait le caporal chef qui encadrait ma section lors de mon service militaire.

Dernièrement une candidate m’a clairement indiqué en entretien qu’elle « gonflait » son CV pour obtenir un entretien. Les compétences linguistiques sont, par exemple, très souvent exagérées. Il faut dire que les exigences des entreprises sont parfois démesurées par rapport à la réalité du poste. Pour certains, cela vaut justificatif. On les pousse au crime, selon eux.

Pour ma part, j’apprécie l’art de présenter sa candidature. On peut utiliser toutes les subtilités de l’expression écrite pour se montrer à son avantage mais il ne faut pas mentir. Le mensonge décrédibilise totalement une candidature lorsqu’il est révélé. Avez-vous des trucs ?

Moi, j’en ai un en tête. Si on a multiplié les expériences :

Plutôt que :

« Télévendeur juin 2002 à novembre 2002 chez X

Télévendeur mars 2003 à juillet 2003 chez Y

Télévendeur juin 2004 à novembre 2004 chez Z

Chargé d’assistance mai 2005 à septembre 2005 chez X

Télévendeur depuis février 2006 chez XYZ » 

On pourra préférer :

« Différentes expériences de Télévendeur de juin 2002 à novembre 2004

(X, Y et Z)

Chargé d’assistance mai 2005 à septembre 2005 chez X

Télévendeur depuis février 2006 chez XYZ »

Si le CV est riche en informations, on peut utiliser ce petit truc. S’il est pauvre en informations, on sentira le truc à plein nez. Qu’en pensez-vous ? Je mets mon casque.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Dimanche 16 avril 2006

Ségolène Royal s’interroge sur l’opportunité d’un référendum sur les quotas, lors d’un tchat sur LCI.

« Komyc : Pensez-vous utiliser plus facilement l'outil référendum ?
Ségolène Royal : A condition que les questions ne soient pas trop schématiques. Bien sûr, il faut l'utiliser sur des grands sujets. Et surtout, favoriser le référendum d'initiative populaire pour que les citoyens puissent plus facilement (sur le plan national et local) mettre en débat populaire, des questions importantes. Les exemples les plus forts sont dans le domaine de l'environnement (choix d'infrastructures) dans l'éducation, ou du droit des femmes ou des minorités. Sur la discrimination positive, est-ce qu'il faut des quotas? Cela peut être un grand sujet de débat national. » http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3296034,00.html

Ségolène Royal ajoute sur le chômage des jeunes dans les cités :« On n'a peut-être pas essayé suffisamment les CV anonymes, la mobilisation des entreprises pour leur dire qu'il y a des talents formidables et qu'elles ont une obligation citoyenne de recruter ces jeunes. »

Je suis favorable à la mobilisation des entreprises pour leur dire qu'il y a des talents formidables dans les cités et qu'elles ont un intérêt manifeste à la diversité. L’organisation d’un référendum sur la politique des quotas me paraît être une idée intéressante car elle permet aux citoyens d’approuver ou de rejeter cette politique. Mais le référendum montre rapidement ses limites, comme on a pu le voir récemment. On ne propose pas de projet alternatif. Pour lutter contre les discriminations à l’embauche on ne peut pas proposer les quotas ou rien.

Un sondage réalisé fin 2004, indiquait qu’une majorité de français étaient favorables à la discrimination positive, car cela permettrait de lutter contre les discriminations.

QUESTION : On parle beaucoup en France du principe de la « discrimination positive ». Il s'agit de favoriser certaines minorités. Personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que l'Etat autorise des pratiques de discrimination positive ?

 

Pour plus de détails
cliquez
ici

Ensemble des Français

AGE

18-24 ans

25-34 ans  

35-49 ans

50-64 ans  

65 ans et plus  

 

%

%

%

%

%

%

- Favorable, car cela permettra   de lutter contre les discriminations

48

59

52

50

49

38

- Opposé, car cela est en   contradiction avec les principes   républicains

41

37

41

40

42

41

- Ne se prononcent pas

11

4

7

10

9

21

TOTAL  

100

100

100

100

100

100

Sondage exclusif CSA / FRANCE EUROPE EXPRESS / FRANCE INFO réalisé par téléphone le 2 décembre 2004. Echantillon national représentatif de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Sondage ne vaut pas référendum et majorité ne vaut pas majorité absolue.

Pour rassembler les français, il faut proposer un projet de lutte contre les discriminations à l’embauche qui s’accorde avec les principes républicains.

Personnellement, je pense qu’il faut :

I/ D’abord faire respecter les lois qui condamnent pénalement les discriminations à l’embauche.

II/ Favoriser la mixité sociale (logement et éducation).

III/ Former les acteurs du recrutement à la lutte contre les discriminations à l’embauche et à la promotion de la diversité.

IV/ Promouvoir la diversité par de grandes campagnes de communication, la mobilisation des médias et de toutes les institutions de la République.

V/ Renforcer la cohésion nationale.

 

Joyeuses Pâques

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Jeudi 13 avril 2006

Discrimination positive pour les intouchables

« Le gouvernement veut obliger les entreprises à réserver des emplois aux basses castes, comme le font déjà les administrations. » […]

« Mais la plupart des entreprises, elles, ne l’entendent pas de cette oreille. Les pratiques discriminatoires en matière d’embauche, soutiennent-elles, mettent à mal les profits. En ces temps de concurrence internationale, il vaudrait mieux mettre l’accent sur les qualifications, le mérite et l’efficacité plutôt que sur l’appartenance à telle ou telle caste. L’interventionnisme économique ne ferait qu’entraîner une perte de productivité et entraver les mécanismes naturels du marché. Selon les milieux d’affaires, il est préférable que l’Etat et les entreprises créent un environnement favorable aux basses castes en offrant des bourses et en mettant en place de bonnes infrastructures éducatives, afin de mieux les armer pour affronter le marché du travail. » […]

« L’instauration des quotas s’inscrit dans l’histoire socio-économico-religieuse de l’Inde, au cœur de laquelle se trouve un système hiérarchisé de castes qui perdure depuis des siècles. » Courrier international - n° 805 - 6 avril 2006

« Les échecs et les effets pervers de la discrimination positive en Inde 

 

Si la discrimination positive a permis d’émanciper les "intouchables", elle légitime les inégalités fondées sur les castes qui sont pourtant interdites par la constitution. Le fait d’apporter de l’aide à des minorités revient à reconnaître qu’elles existent dans un État où chaque individu est de droit égal à l’autre. En cherchant à réduire l’influence des castes, l’État a fait l’inverse en reconnaissant une hiérarchie entre elles. La discrimination positive a stigmatisé les "intouchables", les aborigènes et les basses castes, elle a pu leur donner une mentalité d’«assistés ». L’État doit maintenant jongler avec les dénominations : s'il ne doit plus voir les citoyens en termes de castes, comment répertorier les "intouchables" ? De plus, il est impossible de répertorier correctement les castes puisque le dernier recensement les reconnaissant comme telles date de 1931. D’autres problèmes plus graves sont à déplorer, comme les effets pervers des lois constitutionnelles contre la discrimination. En effet, certains agents de l’État tel que les policiers légitiment des actes commis envers les "intouchables". Par exemple, lors d'un refus d’accès à un puits, la police refusera d'agir contre ceux qui enfreignent la loi, sous prétexte que l’État ne reconnaît plus l'existence des castes. Pour elle, il n'y aura donc pas de problème.

Outre les effets pervers de la discrimination positive, on peut observer des problèmes liés aux O.B.C. les basses castes n'étant pas autant choyées que les "parias", on cherche depuis 1955 à inverser cette tendance. En décembre 1980 la commission Mandal (du nom du son président) rend son rapport : il propose que les O.B.C. aient 27% de siège réserver au parlement, dans l’administration et dans les universités. Cette revendication est normale, les OBC sont deux fois plus nombreuses que les S.C. et S.T., et n’ont pas de quotas. seulement si on additionne le nombre «d’emploie réservés » des O.B.S, des S.C. et des S.T. on atteint quasiment la moitié des poste des offerts dans l'administration indienne soit 49,5%. Mandal respecte donc la constitution en ne dépassant pas le seuil psychologique des 50%, mais commet une erreur qui sera lourde de conséquences. En effet le Premier ministre V.P. Singh, au pouvoir en 1990 décida pour la première fois en dix ans (ces prédécesseurs n’ayant jamais osé le faire) de mettre en place ces quotas. Ce qui provoqua la colère des hautes castes, qui comme, en 1981, décidèrent d’organiser une sanglante révolte. Après de nombreux morts, la cour suprême donna en 1992, un coût d’arrêt au dangereux projet. Depuis, cette question n’a jamais été remise à l'ordre du jour, mais pour combien de temps ? Ce sujet a une forte capacité de mobilisation électorale : celui qui propose ce type de réforme, à la garantie d’obtenir le maximum de voix chez les OBC. On assiste depuis ce projet, à une «castéisation » du discours politique. On n’a jamais entendu autant qu'aujourd'hui des discours démagogiques à l'égard des basses castes. Le but étant bien sur de faire avant tout du marketing politique. Par exemple, le Premier ministre de l’état de l’Uttar Pradesh (le plus peuplé et regroupant le plus grand nombre d’'intouchables') cherche à créer une nouvelle catégorie d’individu nommé M.B.C., « most backward castes », les castes les plus de défavorisées, en vue de sa réélection . Il faut aussi ajouter que la catégorie des OBC est un ensemble très hétérogène. Nous avons vu précédemment que la notion de castes n’était pas lié à la richesse. On peut ainsi être OBC mais aussi très riche et puissant, ce qui est le cas de certaines castes paysannes. Les mesures d’aide aux O.B.C. ne concernent en fait que la minorité fortunée qui cherche à conquérir le pouvoir. Désormais, on tente donc d'exclure les membres riches des OBC, ce qui ne fera qu’accélérer le processus de division, et de stigmatisation au sein de la nation. Les mesures visant à générer l’équité dans le pays ont montré leurs failles : stigmatisation, oublis des principales personnes concernées (les "intouchables") au profit d’autres groupes, électoralement plus rentables (électoralisme), illusion d’une société égalitaire. » Collectif Wikipedia

Du sang indien coule dans mes veines. Du sang de quelle caste ? Allez savoir… J’aime l’Inde de LAGAAN, l’Inde du vivre ensemble malgré le poids du monde. D’Afrique du Sud, des Etats-Unis, d’Inde ou d’ailleurs, la discrimination positive montre ses limites et ses dangers à qui sait regarder au-delà du gain immédiat.

Article après article, j’essaye de transmettre mon message. J’ai parfois peur de me répéter et pourtant… Dans un entretien publié sur Focus RH, Anne Roumié, en charge, auprès du DRH, de la politique de diversité chez Eau de Paris, m’a rassuré.

Sur le plan pour la diversité dans l’entreprise Eau de Paris :

« Qu’en pensent les salariés ?

Ils sont extrêmement favorables à l’ensemble de la démarche. A tel point qu’ils sont demandeurs de piqûres de rappel, tous les six mois ou tous les ans. Nous avons en effet constaté qu’au bout de ce temps, 70% des salariés ont "oublié" le message de la non-discrimination ! Notre objectif est donc de faire de ces thèmes le ciment de la culture d’entreprise. »

En action contre les discriminations à l’embauche, il faut rester sur le terrain. Ne rien lâcher aux responsables de discriminations et aux sectaires, tous formatés pour diviser l’humanité en groupes concurrents.

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mercredi 12 avril 2006

Si Spike LEE le dit…

Lu dans le journal métro du jour :

J.V. < « Que pensez-vous de l’ « affirmative action », que certains ont rebaptisée chez nous « discrimination positive ». Pensez-vous qu’elle puisse fonctionner en France ? »

Spike LEE < « Ce qui fonctionne dans un pays ne s’adapte pas forcément dans un autre. La France n’a pas la même histoire que l’Amérique, elle n’a pas réduit les Noirs à l’esclavage pendant quatre cent ans. Dans un cas comme celui-là, il est nécessaire de recourir à l’ « affirmative action ». Après, beaucoup d’Américains blancs font l’erreur de penser que les Noirs qui en bénéficient ne sont pas qualifiés. Qu’on prend le premier noir dans la rue et qu’on lui donne un job au hasard. Eh bien ils se trompent ! »

Ce qui fonctionne dans un pays ne s’adapte pas forcément dans un autre. Que la loi s’abatte sur ceux qui discriminent des candidats sur des critères immoraux et illégaux !!! Qu’on explique, comme ICI, quels sont les avantages de la diversité sur le lieu de travail !!!

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Mardi 11 avril 2006

CPE, C’est Plié, Enterré…

Ce n’est pas un scoop. On le sait depuis hier. Ce qui me semble relativement plus audible aujourd’hui, c’est le discours des pro-CPE. Dans le journal metro de ce matin, on reprenait les propos d’un dénommé Hicham, BTS de logistique en poche, en recherche d’emploi après 16 mois de prison :

« Le CPE, pour moi, c’était plutôt une bonne chose. Si tu fais ton boulot sérieusement, pourquoi ton patron te licencierait-il ? Ici, on avait le choix entre le CPE et rien. A ma place, tu choisis quoi ? Quand j’entends les revendications des étudiants qui parlent de précarisation, ça me rend fou ! Qu’ils viennent passer un week-end ici, ils verront ce que c’est la précarité. »

On pourra opposer à Hicham que de tous temps des gens sont sortis de la m… en faisant des études plutôt qu’en fréquentant les loubards de leur siècle. On pourra lui dire qu’on a pris sa défense car il est en position de faiblesse (il pourra remercier plus tard les salariés en poste en CDI qui ont manifesté pour lui). N’empêche, qui va lui donner sa chance ?

Ce week-end, on pouvait lire dans le quotidien de centre gauche portugais Publico Domingo, au sujet des points communs entre mai 1968 et mars 2006 : « les analogies entre les deux mouvements se résument au lieu (la Sorbonne occupée) et aux images (des défilés d’étudiants et des confrontations avec la police). Les slogans mal récupérés de 1968 ne font qu’accentuer le gouffre entre l’idéologie bouillonnante de 1968 et le manque criant de propositions politiques (alternatives à la recette « néolibérale ») d’aujourd’hui. » (Traduction : Courrier International) Effectivement…

Voir des anti-CPE jouer au football, dans les couloirs d’un établissement scolaire occupé, comme la semaine dernière à la TV, c’est déprimant. Voir l’intervention télévisée du président CHIRAC, c’est déprimant. Voir des syndicalistes vigilants mais qui ne proposent rien, c’est déprimant. L’espoir, le bon côté des choses, c’est qu’on approche du fond de la piscine. Non ?

La poussée de globalisation de l’économie a changé le monde. Il faut s’adapter.

Flexibilité, précarité… je pense que l’important pour tout le monde, c’est d’avoir accès au logement qu’on travaille en CPE, CNE, CDD, CDI, Intérim ou autre. Irréformables les Français ? Opposés à un traité constitutionnel européen ? Je crois plutôt qu’on a pas envie de s’aligner vers le bas. Vu dans le quotidien métro du jour (décidément), la parole à Alain DININ, Président de NEXITY : « Il manque entre 500 000 et 1,5 million de logements en France. » Qu’on construise des logements accessibles et la majorité des demandeurs d’emploi pourra prendre le premier contrat venu pour assurer les traites !!! C’est mon avis…

On peut aussi attendre et regarder Randy Brown au journal du soir sur TF1. Randy est un jeune Américain qui travaille pour rembourser le prêt qui lui a ouvert les portes de l’Université. C’est un « SDF mobile » qui dort dans sa voiture sans pouvoir se payer un logement. Les médias aiment bien nous montrer que c’est décidément plus pourri aux Etats-Unis qu’ici. C’est pas ce que me disait un ancien voisin, Franck, rencontré la semaine dernière qui a, depuis 2 ans, émigré aux Etats-Unis. En vacances ici, il ne regrette pas d’avoir quitté une société, selon lui, sclérosée. Faudrait dire à PPDA que la France connaît également ses Randy Brown. Le scoop pour certains…

CPE, c’est comme Capri. C’est fini. Bon, avant de reparler nouveaux contrats et réforme du droit du travail, et si on décidait une vraie politique du logement (notamment social) et de l’urbanisation ?

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Lundi 10 avril 2006

Vu chez Jacques et David, une vidéo de Brother & Brother à consulter ICI sur le CV anonyme :) lol

Archives LE BLOG POURPRE : CV anonyme 5  CV anonyme 4 / CV anonyme (3) / CV anonyme (2) / CV anonyme (1)

Plus de six salariés sur dix sont favorables au CV anonyme pour lutter contre les discriminations à l'embauche, selon un sondage BVA. Source

La bonne nouvelle, c’est qu’au moins six salariés sur dix sont favorables à la mise en place d’outils pour lutter contre les discriminations à l'embauche. La mauvaise nouvelle, c’est qu’ils pensent que le CV anonyme est l’outil qui va régler le problème.

Je trouve que c’est une mauvaise nouvelle parce que je pense que cet outil n’apporte rien de plus qu’un coût supplémentaire et une charge de travail supplémentaire aux Directions des Ressources Humaines en plus d’être inefficace.

On sait déjà que les DRH, surchargées de travail, peinent à traiter de façon satisfaisante les candidatures. Il est déjà difficile de faire un retour dans un délai correct aux candidats… Ce n’est pas ces derniers qui me contrediront. On va maintenant devoir se prêter à la grotesque mascarade du CV anonyme obligatoire qui ne fait que déplacer le problème à grands frais.

Qu’on arrête les politiques coûteuses et inefficaces sorties de la boite à trompe-couillons !!! Que la loi s’abatte sur ceux qui discriminent des candidats sur des critères immoraux et illégaux !!! Qu’on explique, comme ICI, quels sont les avantages de la diversité sur le lieu de travail !!! (Déjà vu)

par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Recrutement / Anti discrimination
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Samedi 8 avril 2006

« 9 JEUNES SUR 10 FAVORABLES A UN SERVICE CIVIQUE OBLIGATOIRE. »

Baromètre de la citoyenneté TNS SOFRES - CIDEM
La Vie - France 3 – France Info

http://www.cidem.org/cidem/index.html

Je suis également favorable à cette création . Le service militaire obligatoire est mort. Vive le service civil ou civique obligatoire pour tous !!!
Service militaire ou service civique, servir son pays, c’est donner de soi à la collectivité.
par Gérald Alexandre Roffat publié dans : Vers un meilleur modèle social
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Dimanche 2 avril 2006