Si le poisson commence à pourrir par la tête nous dit l’adage, l’état d’esprit du leader est contagieux selon Jack Welch. En matière de promotion de la diversité, le gouvernement doit montrer l’exemple.
Loin des débats entre américanophobes et américanophiles, je crois que la France peut prendre exemple sur les Etats-Unis d’Amérique en matière de promotion de la diversité.
En France, dans un gouvernement de 32 ministres, on compte 3 ministres à découvrir dans le cadre de la promotion de la diversité :
Azouz BEGAG : ministre délégué à la Promotion de l’Egalité des chances
Né le 5 Février 1957 à Lyon (Rhône).
http://recrutement.over-blog.com/article-431286.html
Léon BERTRAND : ministre délégué au Tourisme, auprès du ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer
Né le 11 mai 1951 à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).
Department of Justice
Attorney General Alberto Gonzales
www.usdoj.gov
Department of Labor
Secretary Elaine Chao
www.dol.gov
Department of State
Secretary Condoleezza Rice
www.state.gov
Department of Transportation
Secretary Norman Mineta
www.dot.gov
Department of Housing &
Urban Development
Secretary Alphonso Jackson
www.hud.gov
http://www.whitehouse.gov/government/cabinet.html
Le choix de leur domaine d’attributions est aussi révélateur. Pour l’anecdote, j’ai essayé d’en savoir plus sur la composition du gouvernement de la Fédération de Russie mais sans succès faute de maîtriser le cyrillique.
Je sais qu’on est sortie de l’ancien monde bipolaire mais c’est un vieux réflexe, comme d’autres.
Qui a dit que le plan de lutte pour l’égalité des chances d’Azouz Begag ne valait pas un kopek ?
On compte pour le moment une COPEC, sur Paris ! Les COPECS, Commissions pour la promotion de l’égalité des chances et de la citoyenneté ont été crées par une circulaire du 20.09.04 avec pour mission de mener des actions de prévention contre les discriminations. Une COPEC est prévue dans chaque département. Déjà, une !
De plus, d’autres outils contre la discrimination figurent en bonne place dans l’arsenal du ministre. Celui-ci rejette toujours la " discrimination positive ", ce qui me va bien, au profit de la promotion de l’" égalité des chances ".
Ainsi, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) se met doucement en place depuis fin juin, . Rappelons que toute personne victime de discrimination peut saisir cette autorité.
Autre outil, la Charte pour la diversité qui concerne actuellement 520 entreprises tout au plus doit s’étendre. Le ministre attend 250 signataires supplémentaires avant la fin de l’année.
Notre ministre propose également la création de contrats " stages confiances ". Le principe est le suivant : l’entreprise s’engage à choisir ses stagiaires parmi les candidats sélectionnés par les établissements scolaires.
Pour ce qui est de rapprocher l’offre de la demande sur le marché de l’emploi, Azouz Begag propose la mise en circulation de " bus de l’emploi ". Ces bus apporteront les offres d’emploi peu qualifiées non pourvues (près de 500 000 emplois) dans les banlieues. J’espère qu’on proposera également les formations adéquates.
Pour conclure, saluons le retour de camping de " la lutte contre les discriminations ". Et attendons encore avant de juger sur le fond l’action du ministre Begag…
Sur la forme, on a déjà pu se faire une opinion.

Le 24 juillet 1802 naît à Villers-Cotterêts, le deuxième Alexandre Dumas, écrivain de génie. On l'appelle aujourd'hui Dumas Père en oubliant trop vite son propre père, le valeureux général, contemporain de Bonaparte, qui se faisait appeler... Alexandre Dumas, le Diable noir.
Pour en savoir plus sur la famille Dumas: http://www.herodote.net/18020724.htm

A ce sujet, lire ou relire "Quelle chance d'habiter la France! ":
http://recrutement.over-blog.com/archive-02-18-2005.html
par Gérald Alexandre Roffat
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Communiqué de presse de l'ONU (22/07/2005):
"Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), organe chargé de surveiller l’application de la Convention du même nom, a achevé cet après-midi sa 33ème session consacrée à l’examen de la situation des femmes au Burkina Faso, au Guyana, en Irlande, en Israël, au Bénin, au Liban, en République populaire démocratique de Corée (RPDC) et en Gambie, les quatre derniers présentant pour la première fois un rapport sur la question."
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/FEM1519.doc.htm
« Le contrat « nouvelles embauches » est-il légal au regard des engagements internationaux de la France ? » C’est la question posée par le quotidien l’Humanité.
Le motif au licenciement et le principe d’égalité sont sur la sellette.
En 1999, sur un projet britannique similaire au contrat « nouvelles embauches », la Cour de justice des communautés européennes a estimé que « si les statistiques indiquaient qu’un pourcentage considérablement plus faible de femmes que d’hommes atteignaient la durée d’activité nécessaire pour bénéficier d’une protection contre le licenciement abusif, alors la discrimination indirecte fondée sur le sexe était établie. »
Ce contrat « soustrait aux règles du licenciement des salariés appartenant aux entreprises de 20 salariés et moins, dans lesquelles les femmes sont statistiquement plus représentées que les hommes. D’apparence neutre, il désavantage donc les femmes par rapport aux hommes », selon le quotidien.
Dans le même temps, il est sensé créer des emplois dans des entreprises dans lesquelles les femmes sont statistiquement plus représentées que les hommes.
J’ai déjà exprimé mes réserves sur l’absence de motif au licenciement dans le contrat « nouvelles embauches ». Pour ce qui est de la question du principe d’égalité entre hommes et femmes, je ne sais pas. Si le contrat « nouvelles embauches » crée des emplois, peut-on le critiquer au motif que les femmes en seraient plus ou moins bénéficiaires ?
Le débat est lancé.
Pour lire l’article de l’Humanité :
http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-07-21/2005-07-21-810803
Les Français ont, à mon sens, suffisamment disserter sur le thème du déclin de la France. L’autocritique est salutaire mais au bout d’un moment ça tourne à la flagellation. Ce n’est pas parce que notre équipe nationale de football est en déclin que toute la France décline. Essayons plutôt de reprendre la recette de nos Champions de 1998. Croire en soi et défendre le maillot.
L'Acadie a célébré "son 400e anniversaire en 2004 et si nous avons une histoire si riche, nous la devons à ces ancêtres qui ont réussi à traverser les épreuves et les embûches."
L'Acadie commémore en 2005 l’anniversaire de la déportation des Acadiens de 1755 ou « Grand Dérangement ».
Qui sont les Acadiens ?
Nous avons les mêmes ancêtres que les premiers Acadiens originaires de France. Nous arriverons bien à traverser les épreuves et les embûches de notre temps. Aujourd’hui, ce n’est plus « les Anglais contre les Français » mais « les Français avec les Anglais » !
http://aurelie-au-canada.over-blog.com/article-616325-6.html
http://www.acadie.net/guide/drapeau.cfm
Merci à nos cousins d’Acadie pour leur résistance exemplaire.
Il faut mouiller le maillot ! Bon courage à tous (footballeurs et autres).
Londres prise pour cible
"Rien ne prouve que l'infrastructure a disparu, ce qui laisse penser que tout ce dont ils ont besoin pour le refaire, c'est de quatre autres jeunes gens stupides prêts à aller se faire tuer." Robert Ayers, du Chatham House Institute
par Gérald Alexandre Roffat
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Courrier International propose cet été au fil des numéros une série d’articles qui présentent les différents modèles sociaux qui coexistent en Europe et qui, a priori, obtiennent de meilleurs résultats que le « système à la française ».
Cette série s’intitule :
A LA RECHERCHE DU MEILLEUR MODELE SOCIAL
Le cinquième et dernier article a pour source THE GUARDIAN de Londres (Article d’Ashley seager) :
« Les français feraient bien de suivre l’exemple britannique
Agacé par notre mépris vis-à-vis du « modèle anglo-saxon », le journal de centre gauche The Guardian a entrepris une comparaison chiffrée entre les deux voisins. Le résultat est sans appel.
[…] Le chômage atteint en France 10%, soit deux fois plus qu’au Royaume-Uni, et un quart des jeunes Français sont sans emploi, contre un sur dix au Royaume-Uni. »
Pour l’auteur, les Anglais s’enrichissent. Les Français, non. Les Anglais dégagent des ressources pour financer leurs services publics. Les Français, non. Les Français sont plus nombreux que les Anglais à travailler pour l’équivalent du SMIC. 80% des actifs Anglais travaillent 37h par semaine ; ce qui remet les 35h en perspective.
En bref, saluons Delanoë et Chirac pour nous avoir fait rêver qu’on pouvait gagner sur un autre terrain que celui du « meilleur modèle économique » (lapsus révélateur)! On peut maintenant se réveiller.
Une précision s’impose. La pression qui pèse sur les épaules des demandeurs d’emploi Anglais n’est pas la même que celle qui pèse sur les épaules des demandeurs d’emploi Français.
C’est la crise. Le mot crise vient du mot grec « crisis », qui signifie choix. La crise présente une occasion de faire des choix. En Chinois, le mot crise utilise un idéogramme composé de deux éléments qui signifient danger et opportunité.
Notre modèle social a besoin d’évoluer. Le fonctionnement du marché du travail Anglais diffère du notre. On peut saisir l’opportunité de simplifier le droit du travail sans pénaliser les salariés ou les entreprises, pour simplifier les mouvements sur le marché de l’emploi.
Courrier International propose cet été au fil des numéros une série d’articles qui présentent les différents modèles sociaux qui coexistent en Europe et qui, a priori, obtiennent de meilleurs résultats que le « système à la française ».
Cette série s’intitule :
A LA RECHERCHE DU MEILLEUR MODELE SOCIAL
Le quatrième article a pour source THE IRISH TIMES de Dublin (Article de John Downe) :
« Le tigre celtique carbure au consensus
C’est grâce au dialogue entre les partenaires sociaux que l’Irlande est sortie de la déprime économique des années 1980. Aujourd’hui, l’île est la championne de la compétitivité et de la croissance. »
Pour l’auteur : « LA RECETTE IRLANDAISE ? CONSENSUS ET CONTRAT »
« On est ainsi parvenu à l’idée que le consensus entre l’ensemble des partenaires sociaux (gouvernements, employeurs, syndicats, confédérations agricoles et associations) était le meilleur instrument pour définir les mesures qui devaient remettre l’Irlande sur la voie de la croissance économique et du progrès social. »
En France, on rêve toujours de cela. On organise depuis des années différentes universités d’été et forums. Je n’ai pas le souvenir de l’organisation de véritables états généraux de l’emploi avec tous les partenaires sociaux, sur plusieurs jours. Et vous ?
Un autre article de Fintan O’Toole dans THE IRISH TIMES de Dublin annonce :
« Un modèle, l’Irlande ? Laissez-moi rire !
Qui a dit que Français et Allemands feraient bien d’imiter leur voisin irlandais ? Si son économie prospère, les choses ne vont en effet guère mieux qu’ailleurs du côté de la santé, de l’environnement ou de l’éducation.
[…] Tandis que certains pays comme la France aurait sombré dans la paresse, le « tigre celtique » serait à l’avant-garde du monde occidental.
[…] Avis aux Français paresseux et aux apathiques Allemands : vous êtes en quête d’un modèle reposant sur une stratégie nationale forte fondée sur l’incompétence des pouvoirs publics ? Ne cherchez plus, l’Irlande est là… »
Je ne sais pas qui est leur Nicolas Baverez mais il existe.
Pour ceux qui ont lu les précédents articles et commentaires du blog pourpre sur le sujet : Encore une fois, à l’étude de ce modèle social, si l’herbe est très verte en Irlande comment chacun le sait; elle n’est peut-être pas exportable ! Notre vache française (encore qu’en France, on dénombre 25 races bovines qui sont spécialisées dans la production de lait (Holstein, Jersiaise, Tarentaise,…) ou de viande (Charolaise, Limousine,…*) doit encore réfléchir avant de traverser les rails. L’herbe n’est pas forcément meilleure de l’autre côté.
* http://www.agriculture.gouv.fr/esbinfo/fiches_thema/mode_elev_bovins/mode_elev_bovins.htm
Pour lire l’article complet de Courrier International :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=52835&provenance=zop.archives
Courrier International propose cet été au fil des numéros une série d’articles qui présentent les différents modèles sociaux qui coexistent en Europe et qui, a priori, obtiennent de meilleurs résultats que le « système à la française ».
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A LA RECHERCHE DU MEILLEUR MODELE SOCIAL
Le troisième article, un entretien avec Berthold Huber, a pour source DER SPIEGEL d’Hambourg (Propos recueillis par Dietmar Hawranek et Michael Sauga) :
« D’abord des CE européens, ensuite une dose de cogestion
Fort des ses succès sur son sol, le syndicalisme allemand a favorisé l’émergence de comités d’entreprise européens. Berthold Huber, vice-président du syndicat IG-Metall, en explique les enjeux. »
Il reconnaît que la pression est monté au niveau national et que les syndicats européens doivent s’unir. Pour lui, l’avenir appartient aux fédérations syndicales qui dépasseront le cadre national par opposition aux syndicats qui ne représenteront qu’une profession, une branche ou qui resteront trop politisés.
Berthold Huber se pose la bonne question mais n’apporte pas de réponse: « L’Europe doit-elle ne satisfaire que les entreprises et l’intérêt des actionnaires, ou doit-elle aussi favoriser un équilibre social ? »
Pour lire l’article complet de Courrier International :
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=52835&provenance=zop.archives
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