Dépénalisation de la discrimination

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

l'Humanité dénonce une dépénalisation de la discrimination, dans un article intitulé : « Le premier ministre a décidé de dessaisir les tribunaux de certaines affaires et de les confier à la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde). »

En réaction à la décision du premier ministre, Samuel Thomas, vice-président de SOS-Racisme déclare :

« Pour l’instant, la Halde, avec 40 fois le budget dont SOS-Racisme dispose pour lutter contre les discriminations, n’a pas été capable de traiter et de transmettre à la justice un dixième des affaires traitées chaque mois par SOS-Racisme, qui vient enfin, grâce à « quelques » procès médiatisés, d’obtenir que la crainte de sanction pénale fasse bouger les grandes entreprises, les syndicats de discothèques et les fédérations d’agences immobilières.

Nous avons obtenu que le 8 décembre ait lieu le procès d’un cabinet d’avocats d’affaires internationales, dont le numéro 3 est Monique Pelletier, ex-secrétaire d’État à la Justice (en 1978), ex-membre du Conseil constitutionnel et ex-avocate de Maurice Papon. C’est à ces actions que devrait s’attacher la Haute Autorité. »

A l’instar du quotidien, on ne peut que condamner avec force cette décision qui dépénalise la discrimination au profit d’une « justice privée » !!!

Ce n’est pas maintenant qu’on commence à appliquer la loi qu’il faut agir ainsi. Plus que de lourdes sanctions financières qui handicaperaient les sociétés présentes sur le territoire national, je pense que la responsabilité pénale des auteurs de discriminations à l’embauche devrait rester engagée. L’un n’empêchant pas l’autre, lorsqu’il s’agit d’une véritable politique d’entreprise.

Publié dans Orange

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