Quand les médias s’emparent d’une enquête bidon

Publié le par Roffat

 

En écho à l’Humanité (voir mon post sur l’enquête sans éthique de Sopi communication, agence de « marketing ethnique »), voilà qu’ Entreprise&Carrières n°785 nous ressort le sondage ou « 70% des jeunes diplômés du supérieur et appartenant à une minorité dite visible affirme être ou avoir été victimes de discriminations dans le monde du travail ».

Les journalistes dans le feu de l’action, c’est le cas de le dire, sont-ils prêts à publier n’importe quoi pourvu que cela apporte de l’eau à leur moulin ? Cela amène à se poser de graves questions sur la qualité de l’information en France.

Face à de telles dérives, il est légitime d’être critique. D’autant plus quand on connaît le pouvoir des médias. Dans son graphique de la semaine, titré « Le Sarkoshow chauffe la banlieue », le journal Challenges tire la leçon suivante : « La flambée de violence dans les banlieues a été très médiatisée. Rapidement, l’indicateur clé qui s’est dégagé a été celui du « nombre de voitures brûlées » diffusé par la police chaque matin. Les rédactions ont commencé à se demander si elles n’encourageaient pas une « compétition ». »

« Mais qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu ? » rappait le 93 NTM. Un signal des médias (téléguidés ?) ?

Publié dans Orange

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Oliviegntchik 20/11/2005 14:27

Les sondages sont aussi la pour dire ce qu'on veut entendre.

un edito, une tribune, c'est perso et sujet à caution, a discussion. un sondage , ca doit s'avaler : c'est le peuple qui parle, c'est irréfutable.

arme de destruction massive de la pensée.