Je positive!

Publié le par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat

Sur la discrimination positive, je positive.

2007 est loin et les français n’ont pas encore dit « Oui » à Sarkozy.

Ils lui ont même déjà dit « Non » sur la Constitution.

Smiley levitation.gif zen...

Publié dans Orange

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âne 13/02/2006 03:30

c'est vrai que les les ZEP ont magnifiquement rempli leur rôle, il convient donc de ne rien changer (ou peut-être foutre beaucoup de blé, c'est vrai l'Etat croule sous les excedents budgétaire)

Little Sister 30/11/2005 22:45

Nicolas Sarkozy a appelé mercredi à "déposer le bilan des ZEP" parce que "cette politique a échoué".
Attention, attention...

Oliviegntchik 28/11/2005 13:26

inutile d'attendre 2007.C'est déjà en route, avec les termes et tout :)

extrait :

Richard DESCOINGS Directeur de l'Institut d'études politiques de Paris depuis 1996, Richard Descoings, 47 ans, est chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission de création d'un laboratoire de la discrimination positive au sein du pôle universitaire Léonard-de-Vinci (Nanterre). Cet ancien élève de l'ENA (1985)...

Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat 28/11/2005 22:33

Effectivement, Nicolas Sarkozy souhaite que cette université accueille "des jeunes issues de zones d'éducation prioritaire (ZEP), en leur donnant la chance d'avoir un tuteur qui les aide pendant un an", le département prenant en charge les frais de scolarité.
Le bon samaritain que voilà !!! Plutôt que de développer les bourses au mérite et de détecter les meilleurs potentiels le plus tôt possible afin de leur offrir l’accès aux meilleurs collèges et lycées parisiens fréquentés par ceux qui vivent dans les beaux quartiers*, on va attendre que le potentiel soit entamé (voire gâché) avant de placer ces jeunes de ZEP à LDV.
Ce n’est ni plus ni moins qu’une couche supplémentaire de ciment sur l’édifice d’un système scolaire à deux vitesses. On va prendre quelques écoliers de ZEP, les mettre dans de bonnes écoles et cela justifiera les inégalités de moyens entre les établissements des beaux quartiers et les autres. Trop fort, c’est de la discrimination positive !!! Et les écoliers sortiront en prime probablement  avec le label ZEP. Pas question de les confondre avec les « vrais ». Bel exemple de mixité.
Des Facs avec les moyens de la « Fac Pasqua » pour tous !!! C’est ce que je souhaite.
J’en profite pour vous dire tout le bien que je pense des ZEP, ces « zoos pour enfants pauvres », comme disent les blagues de riches. Je pense comme Jean-Paul Brighelli, dans « La fabrique du crétin » qu’une « certaine bourgeoisie de gauche / droite a cru se mettre à l’abri en reléguant les exclus dans les ZEP taillées à leur mesure ».
Déjà quand j’étais écolier à Créteil (ville à gauche), j’ai vu bon nombre d’électeurs de gauche placer leurs enfants dans les collèges de Saint-Maur (ville à droite). Mon collège n’était pas classé en ZEP mais n’avait apparemment pas bonne réputation. L’étiquette ZEP, c’est le label qui achève la ségrégation.
J’ai visité bon nombre de cantines d’établissements scolaires, en région parisienne, dans les années 90. A l’époque, je me faisais un peu d’argent de poche, dans le « marketing de terrain ». Mon employeur m’envoyait faire des distributions de sodas dans des cantines scolaires, du primaire au secondaire. Je dois dire que je ne me suis pas trop posé de questions à l’époque sur la mauvaise influence de ce type d’opérations sur la santé publique. Mais le sujet n’est pas l’obésité en France.
Ce que j’ai constaté, c’est une énorme disparité de moyens, un fossé entre les établissements scolaires des beaux quartiers et ceux des quartiers ou personne n’aimerait habiter. Le problème réside dans cette inégalité. J’ai vu le pire établissement scolaire à Bobigny et le meilleur dans un village du 77 ou l’argent semblait couler à flots. Les écoliers de France ne mangent pas à la même enseigne.
* L’idéal à moyen terme étant aussi de mixer davantage les couches sociales et le plus tôt possible, des quartiers ou personne n’aimerait habiter vers les beaux quartiers, et, des beaux quartiers vers les quartiers ou personne n’aimerait habiter. Le niveau général s’améliorerait alors certainement très rapidement. :) Je suis en plein rêve… Et je trouve que ce n’est toujours pas satisfaisant.
En fait, peut-être qu’on pourrait copier le système de détection et de formation des jeunes footballeurs. Ce ne serait plus un système à deux vitesses en fonction de l’appartenance sociale mais un système à plusieurs vitesses en fonction du talent. On détecterait par exemple les meilleurs élèves du primaire d’une ville ou d’un département pour les envoyer dans un même collège. Pour les autres, on engagerait aussi une plus grande mixité sociale, en développant les transports scolaires, par exemple.