Discrimination positive pour blancs

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

 

L’Afrique du Sud lance la discrimination positive pour les Blancs

« La Vice-présidente sud-africaine a annoncé, dans un entretien accordé au journal Sunday Times, qu’elle souhaitait que les Blancs bénéficient de la discrimination positive. Le gouvernement semble ainsi avouer à demi-mot les dysfonctionnements de sa politique, destinée à gommer les inégalités engendrées par le régime ségrégationniste de l’Apartheid. »

Lire l'article d'Habibou Bangré

La discrimination positive pour blancs en remède à la discrimination positive pour noirs ? On voit bien que la discrimination positive n’est pas le remède miracle annoncé mais une potion d’alchimiste ou de charlatan. Quel que soit le mal, on n’utilise pas de médicaments dont on ne connaît pas les effets secondaires. C’est un principe de précaution courant de nos jours. A méditer…

Publié dans Orange

Commenter cet article

Gérald Alexandre Roffat 27/12/2006 18:50

J’ai lu l’information sur la version web de l’excellent Courrier International : En Afrique du Sud, les Chinois se battent pour être des personnes de couleur !!! Extraits :
« Discriminés parce que non blancs à l'époque de l'apartheid, les Chinois le sont aujourd'hui parce que non noirs. Ils demandent que leur statut soit officiellement revu par le gouvernement.
"La communauté chinoise installée en Afrique du Sud, qui se bat depuis des années pour être reconnue comme noire, en appelle maintenant à la Haute Cour", annonce l'hebdomadaire Mail & Guardian. L'Association des Chinois d'Afrique du Sud (CASA) a en effet l'intention de demander à la plus haute autorité judiciaire du pays d'être rangée dans la catégorie des "personnes de couleur", afin de pouvoir bénéficier des aides à l'emploi ainsi que des différentes lois favorisant les Noirs mises en place depuis la fin de l'apartheid. […]
Du temps de l'apartheid, avant 1994, "les Chinois n'avaient pas plus le droit de vote que les Noirs. Ils étaient également exclus des bâtiments publics, interdits d'accès dans certains endroits réservés aux Blancs et sujets à des restrictions dans les domaines du travail et de l'enseignement", note le magazine. "Peut-être les Chinois n'étaient-ils pas les plus opprimés, mais eux aussi ont subi discriminations et humiliations", estime le sociologue Yoon Park, qui constate que, depuis, les Chinois ont été exclus de tous les programmes d'embauche à des postes à responsabilités réservés, dans les grandes entreprises sud-africaines, aux personnes de couleur – c'est-à-dire aux Noirs et aux Indiens. » Les Chinois se battent pour être Noirs / Courrier International 11 déc.2006
Ainsi va le monde… quand on commence à raisonner « discrimination positive ». Il fonctionne de travers. Il ne suffit pas d’avoir les meilleures intentions du monde, il faut mesurer les enjeux et les risques, ces effets secondaires que j’ai déjà évoqué à maintes reprises.

Julien 11/05/2006 16:14

Je suis un mec, blanc mais je ne trouve pas de travail dans mon domaine (marketing). Qui va m'aider, moi?

Gérald Alexandre Roffat 15/05/2006 13:05

MB,
C’est une des critiques que l’on peut faire à la discrimination positive. Elle renforce les antagonismes.
Mathilde,
Je vous invite à diffuser nos idées.
Julien,
Les partisans de la discrimination positive et des quotas en France me paraissent de moins en moins crédibles.
A tous,
Je cite Anne BARIET d’Entreprise&Carrières (9 au 15 mai 2006) :
« Fermement opposé au système de quotas en matière d’emploi, en raison des risques de « fragmentation de la société », Louis Schweitzer, le président de la Haute autorité, préfère s’orienter vers des méthodes « objectives » de lutte contre les discriminations à l’embauche, comme les tests d’habileté développés par l’ANPE, ou la formation. En revanche, il reste plus sceptique sur les CV anonymes, « loin d’être une réponse miracle ». »
Merci à tous pour votre participation.








Mathilde 11/05/2006 13:27

Je partage l'avis de Gérald Alexandre Roffat

MB 09/05/2006 17:08

Les français issus de l’immigration maghrébine et africaine d’origine musulmane traversent actuellement un moment difficile. L’affaire des caricatures, le terrorisme, le débat sur la colonisation, de nombreux sujets divisent et de nombreux amalgames existent à tord. Ne pensez-vous pas que la discrimination positive risque de renforcer l’islamophobie en peignant ces personnes comme des privilégiés qu’ils ne sont pas ?

jez 07/05/2006 12:07

et que dire du British National Party, par rapport à son homologue français, le FN? Le BNP revient sur le devant de la scène, il est vrai, mais il est logiquement impossible de mettre cela sur le dos de la politique 'multiculturaliste' britannique qui existe depuis des decennies.

Gérald Alexandre Roffat 07/05/2006 16:59

Jez,
Pour répondre à vos provocations :
J’aime le jeu de Zidane et sa personnalité. Jamel me saoule autant qu’Eric, Ramzy ou Michaël Youn (en ce moment, je préfère Gad qui pourtant me saoulait dans Chouchou). J’écoute du rap comme d’autres styles musicaux (en ce moment j’écoute du reggaeton : Down by Rakim y Ken-Y). Je ne regarde jamais Julie Lescaut. J’ai vu les choristes et j’ai passé un bon moment. Je ne fête le beaujolais que rarement et pour l’esprit convivial d’une sortie entre amis car je n’aime pas tellement cette boisson. Je respecte la diversité des goûts et des couleurs des français et des autres. Je n’ai aucun problème de cet ordre contrairement à d’autres.
Quand Renaud, dans son costume d’anar, évoque le peuple de France en 1980, il ne fait pas de communautarisme, il met sa casquette de barde et se rebelle contre la société française. Avec Renaud, c’est plutôt le « nique tout ». Dans les formes les plus aigues du communautarisme, la société est manichéenne. On oppose les bons (ceux qui font partie de la communauté) et les méchants (les autres), comme dans le texte de Diam’s. C’est comme vous qui m’affublez du rôle de méchant « malhonnête », « xénophobe », « idiot » et j’en passe, parce que je ne pense pas comme vous. Apparemment, vous ne supportez pas que je puisse avoir des convictions différentes des vôtres et surtout que je les exprime.
Diam’s a fait le choix de flatter les passions de son public :
« Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures, »
D’autres que moi voient cette tentative d’opposer une « jeunesse désoeuvrée mais cool et sexy de Banlieue » à une « France très profonde » :
http://www.darkplanneur.com/2006/02/les_bronzes_3vs.html
Ma France à moi, elle couvre tout le territoire national et rassemble tous les citoyens.
Renaud, Diam’s et nous sommes tous des citoyens responsables. Quand certains font de la démagogie ou  dérapent, la démocratie est fragilisée.
http://recrutement.over-blog.com/article-1223794-6.html#anchorComment
Diam’s peut continuer à chanter des bons et de moins bons morceaux, je trouve que son morceau « Ma France à moi » n’est pas bon esprit, surtout dans le contexte politique et social actuel.
Sur la Grande-Bretagne, j’ai lu votre traduction des propos du directeur de la BBC. Et alors ? Je n’adhère que partiellement. Oui à la diversité, non aux quotas. C’est mon positionnement depuis le début. Chacun son approche. Quand à votre réflexion sur les journalistes qui n’y connaissent rien… Moi, je partage l’analyse de Guillaume Gavoty. Par ailleurs, je pense que les effets de la discrimination positive et des quotas seraient pires en France.
Le British National Party revient sans doute à cause d’un certain contexte politique, économique et social post-attentats de Londres. Il est évident que la politique « multiculturaliste » britannique ne suffit pas à expliquer ce retour. C’est plus complexe mais c’est un facteur. Les effets d’une politique dépendent aussi du contexte. Le contexte a évolué et pas dans le bon sens quand des citoyens d’une même nation appellent à s’entretuer ou s’entretuent. Si la cohésion nationale ne se commande pas, elle s’entretient en revanche par le développement de valeurs communes. L’une d’elles est la prise en compte de l’intérêt national.
Sur la colonisation , la décolonisation et l’immigration, il y aurait tant de choses à dire. Je vous cite :
« Si vous pensez que pour plus de diversité il suffit de signer des pétitions, je désespère. Pensez-vous que c'est à coups de pétitions que la diversité est venue en GB? Non, elle est venue, par la colonisation, comme en France, sauf que là-bas on n'a pas cherché à l'ignorer. »
« Sur la colonisation, allez vous longtemps jouer l'idiot? Vous savez très bien que l'aspect multiculturel de nos sociétés provient de la colonisation, et du fait que l'on a fait venir des arabes, des antillais et des Africains en France, ou des indiens, des pakistanais, des antillais et des africains en GB ensuite. Si vous l'ignorez, alors le pouvoir d'occultation de la République est décidément plus fort encore que je ne le pensais. »
Je ne vous ai pas demandé de me faire un historique très approximatif de l’immigration en France et des motifs de la diversité de notre population. Vous m’écrivez qu’on a fait venir des antillais en France ? Les Antillais français venus en métropole ne sont pas venus en France. Ils étaient déjà en France aux Antilles !!! Pourquoi tenez-vous à les distinguer des autres français ? Pourquoi ignorez-vous les sud-américains, les asiatiques, les européens qui sont venus participer à l’aventure française en prenant la nationalité française ? Pourquoi confondre colonisation et immigration post-coloniale ? Pourquoi ne pas nous expliquer concrètement comment vous allez déterminer qui a droit à vos quotas ? Si je dois recruter un ingénieur commercial demain, comment je fais ?
Malgré tout, je suis heureux de votre soutien aux propositions suivantes :
I/ D’abord faire respecter les lois qui condamnent pénalement les discriminations à l’embauche.
II/ Favoriser la mixité sociale (logement et éducation).
III/ Former les acteurs du recrutement à la lutte contre les discriminations à l’embauche et à la promotion de la diversité.
IV/ Promouvoir la diversité par de grandes campagnes de communication, la mobilisation des médias et de toutes les institutions de la République.
Pour que les choses soient claires, ma conviction est qu’il n’existe pas de français plus français que les autres. Je ne fais pas de distinction entre les français de souche et les néo-français. Je ne fais pas de distinction entre les français blancs et les français métissés. Je ne fais pas de distinction entre les français des rues et les français des champs.
Par contre, il y a les français qui ont un projet commun national, dans le respect des projets des autres nations pacifiques, et ceux qui ont un autre projet communautaire concurrent (minoritaire ou mondialiste). En fait, il est courant d’appartenir à différentes communautés mais la cohésion de la communauté nationale est une priorité si on aime son pays et qu’on veut en préserver l’intégrité. J’aime la France et les français. Ce qui importe pour faire fonctionner le groupe (les français), c’est la cohésion (nationale). Nous pouvons faire de belles choses tous ensemble.
J’ai fait le choix de refuser toutes les formes de discriminations à l’embauche. Tous les français sans distinction peuvent se reconnaître dans mon discours et mon action.