«ça déplairait à la clientèle», VOUS?

Publié le par Pas de pseudo: Gérald Alexandre Roffat

Je suis abonné à Courrier International depuis des années. C’est une de mes sources d’information de prédilection. L’ennui, c’est qu’il m’arrive parfois de lire certains numéros avec un peu de retard. Pour cette fois, il s’agit du numéro de la semaine dernière. C’est encore récent. Un article m’a interpellé. Je cite :

« L’étudiant hongrois suit pour le moment ses cours en somnolant, mais le compte à rebours a commencé. Tôt ou tard, il réalisera qu’il n’a pas eu sa chance. Je sais ce qu’il ne sait pas encore : que toute révolution a été faite par des intellectuels excédentaires. Moi, je suis seulement énervé. Mais lui, il finira par exploser. » György Spirỏ, dans l’article intitulé « Ces jeunes gens de trop qui se révolteront » dans 168 ORA, Budapest http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=59175&provenance=zop.couverture

Ainsi, former trop de diplômés sans pouvoir leurs offrir de débouchés serait risqué. Ce soir, à la lecture d’un article de Libération accessible sur Internet, je n’ai pu que faire le rapprochement. «Libération» s'est procuré un rapport alarmant sur la discrimination dans le placement des jeunes apprentis. Je cite :

« Parce que «ça déplairait à la clientèle». Parce que l'entreprise veut garder «une bonne image». Un rapport rendu en juin dernier à l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI), mais jamais rendu public, montre que l'apprentissage est loin d'être épargné par les discriminations raciales. Des «mécanismes d'exclusion passés sous silence mais bien connus de tous», une «omerta institutionnelle» : alors que les parlementaires discutent aujourd'hui du projet de loi pour l'égalité des chances (lire page 11), les conclusions de l'étude, titrée l'Egalité des chances, un défi à relever dans l'apprentissage, sont sévères. » par Sonya FAURE / QUOTIDIEN : mardi 31 janvier 2006

http://www.liberation.fr/page.php?Article=355464

Faire de longues études ou choisir l’apprentissage conduirait donc à la même sanction. Il me semble qu’on trouvera sur ce sujet matière à réflexion.

Publié dans Orange

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bellissima 03/02/2006 22:57

Je vais mener une enquête sur les pratiques d'insertion
 

professionnelle, l'apprentissage, l'orientation mais surtout sur les
 

compétences et l'expérience des personnes habilitées à exercer leurs conseils sur les demandeurs d'emploi, celles et ceux qui valident ou évaluent des projets professionnels, et qui bien souvent n'ont "jamais mis les pieds à l'usine" ou celles et ceux pour qui le métier de l'insertion professionnelle est le premier poste . Celles et ceux qui n'ayant que peu ou pas d'expérience professionnelle, s'occupent de l'insertion de jeunes
 

diplômés, Courtelinesque me direz vous !! et bien cela existe pourtant.
 

 
 

Je suis analyste du travail. J'ai travaillé pendant de longues années au sein d'un cabinet, mais auparavant j'ai été intérimaire, j'ai travaillé dans des PME, des TPE, des institutions, au sein de grands groupes j'ai donc pu mettre au service de l
 

insertion, du recrutement, de l'évaluation une réelle valeur ajoutée : l expérience, le savoir faire, la compétence et la connaissance de l entreprise. Qu'en est-il aujourd'hui de ceux qui tiennent les postes clès de l'évaluation des connaissances professionnelles, qui ont le pouvoir de dire
 

oui ou non sur l'entrée en formation, qui sont incapables d'analyser des potentiels, de cerner les métiers et l'évolution professionnelle. Qui parle de travail et d'emploi sans voir la différence - Ces bien pensants qui s'attaquent aux symptômes de l'emploi alors que la cause est dans le travail, dans la cohabitation difficile des statuts au sein de l'entreprise, qui traitent avec ignorance la qualification des taches, etc...
 Il y a une vrai nécessité de requalifier le travail et surtout ceux qui décident de l'avenir professionnel des jeunes  et le devenir professionnel des seniors.
Aujourd'hui j'ai cessé tout activité professionnelle, et je suis en train de rédiger un ouvrage qui dénoncera ces  faux problèmes ce voyeurisme intellectuel.
partir d'une enquête que je mène auprès des conseillers ANPE, des structures d'insertion, des organismes de bilan de compétences rémunérés par les fonds de formation, souvent bien assis sur un matelas financier très confortables, les
 

cabinets de recrutements et leur pseudo tests, etc…. en me faisant passer justement pour une personne en
 

recherche de devenir professionnel.
 

 
 

toute collaboration, témoignage seront  bienvenus