Ségolène Royal sur la discrimination positive

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

Ségolène Royal s’interroge sur l’opportunité d’un référendum sur les quotas, lors d’un tchat sur LCI.

« Komyc : Pensez-vous utiliser plus facilement l'outil référendum ?
Ségolène Royal : A condition que les questions ne soient pas trop schématiques. Bien sûr, il faut l'utiliser sur des grands sujets. Et surtout, favoriser le référendum d'initiative populaire pour que les citoyens puissent plus facilement (sur le plan national et local) mettre en débat populaire, des questions importantes. Les exemples les plus forts sont dans le domaine de l'environnement (choix d'infrastructures) dans l'éducation, ou du droit des femmes ou des minorités. Sur la discrimination positive, est-ce qu'il faut des quotas? Cela peut être un grand sujet de débat national. » http://tf1.lci.fr/infos/france/0,,3296034,00.html

Ségolène Royal ajoute sur le chômage des jeunes dans les cités :« On n'a peut-être pas essayé suffisamment les CV anonymes, la mobilisation des entreprises pour leur dire qu'il y a des talents formidables et qu'elles ont une obligation citoyenne de recruter ces jeunes. »

Je suis favorable à la mobilisation des entreprises pour leur dire qu'il y a des talents formidables dans les cités et qu'elles ont un intérêt manifeste à la diversité. L’organisation d’un référendum sur la politique des quotas me paraît être une idée intéressante car elle permet aux citoyens d’approuver ou de rejeter cette politique. Mais le référendum montre rapidement ses limites, comme on a pu le voir récemment. On ne propose pas de projet alternatif. Pour lutter contre les discriminations à l’embauche on ne peut pas proposer les quotas ou rien.

Un sondage réalisé fin 2004, indiquait qu’une majorité de français étaient favorables à la discrimination positive, car cela permettrait de lutter contre les discriminations.

QUESTION : On parle beaucoup en France du principe de la « discrimination positive ». Il s'agit de favoriser certaines minorités. Personnellement, êtes-vous favorable ou opposé à ce que l'Etat autorise des pratiques de discrimination positive ?

 

Pour plus de détails
cliquez
ici

Ensemble des Français

AGE

18-24 ans

25-34 ans  

35-49 ans

50-64 ans  

65 ans et plus  

 

%

%

%

%

%

%

- Favorable, car cela permettra   de lutter contre les discriminations

48

59

52

50

49

38

- Opposé, car cela est en   contradiction avec les principes   républicains

41

37

41

40

42

41

- Ne se prononcent pas

11

4

7

10

9

21

TOTAL  

100

100

100

100

100

100

Sondage exclusif CSA / FRANCE EUROPE EXPRESS / FRANCE INFO réalisé par téléphone le 2 décembre 2004. Echantillon national représentatif de 1001 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Sondage ne vaut pas référendum et majorité ne vaut pas majorité absolue.

Pour rassembler les français, il faut proposer un projet de lutte contre les discriminations à l’embauche qui s’accorde avec les principes républicains.

Personnellement, je pense qu’il faut :

I/ D’abord faire respecter les lois qui condamnent pénalement les discriminations à l’embauche.

II/ Favoriser la mixité sociale (logement et éducation).

III/ Former les acteurs du recrutement à la lutte contre les discriminations à l’embauche et à la promotion de la diversité.

IV/ Promouvoir la diversité par de grandes campagnes de communication, la mobilisation des médias et de toutes les institutions de la République.

V/ Renforcer la cohésion nationale.

 

Joyeuses Pâques

Publié dans Orange

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Jacques Froissant (Altaïde : le recrutement high t 22/04/2006 14:13

Entiérement d'accord avec ta conclusion : la loi tue la loi, et c'est par un changement profond des habitudes, des réflexes que l'on y arrivera.Et pour moi multiplier les référendums c'est nier le rôle des députés qui sont élus justement pour traiter des cas difficiles à notre place.Et poser des questions qui reviennent à demander si on est pour ou contre l'eau chaude, n'a aucun sens !

Gérald Alexandre Roffat 23/04/2006 12:01

Apparemment, vu la pauvreté ou l’inconséquence des mesures proposées par nos politiques pour lutter contre toutes les formes de discrimination à l’embauche, la question est également difficile pour nos élus…