10 MAI : JOURNEE DE COMMEMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE EN FRANCE

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

10 MAI : JOURNEE DE COMMEMORATION DE L’ABOLITION DE L’ESCLAVAGE EN FRANCE

« Article 1er

La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVè siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.

Article 2

Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée.

Article 3

Une requête en reconnaissance de la traite négrière transatlantique ainsi que de la traite dans l'océan Indien et de l'esclavage comme crime contre l'humanité sera introduite auprès du Conseil de l'Europe, des organisations internationales et de l'Organisation des Nations unies. Cette requête visera également la recherche d'une date commune au plan international pour commémorer l'abolition de la traite négrière et de l'esclavage, sans préjudice des dates commémoratives propres à chacun des départements d'outre-mer.

Article 4

Le dernier alinéa de l'article unique de la loi n° 83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l'abolition de l'esclavage est remplacé par trois alinéas ainsi rédigés :

« Un décret fixe la date de la commémoration pour chacune des collectivités territoriales visées ci-dessus.

« En France métropolitaine, la date de la commémoration annuelle de l'abolition de l'esclavage est fixée par le Gouvernement après la consultation la plus large.

« Il est instauré un comité de personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d'associations défendant la mémoire des esclaves, chargé de proposer, sur l'ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations. La composition, les compétences et les missions de ce comité sont définies par un décret en Conseil d'Etat pris dans un délai de six mois après la publication de la loi n°        du         tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité. »

Article 5

A l'article 48-1 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, après les mots : « par ses statuts, de », sont insérés les mots : « défendre la mémoire des esclaves et l'honneur de leurs descendants, ».
Paris, le 10 mai 2001 » Source

De précédents articles en liens avec l’esclavage sur le blog pourpre :

http://recrutement.over-blog.com/article-1420306-6.html

http://recrutement.over-blog.com/article-2061823-6.html#anchorComment

http://recrutement.over-blog.com/article-1547958-6.html#anchorComment

http://recrutement.over-blog.com/article-1757099-6.html#anchorComment

Ce jour de commémoration manquait pour défendre la mémoire des esclaves. Nous sommes tous des frères humains. Fasse que la France ne reproduise plus jamais pareille infamie.

Il est salutaire de se souvenir des défunts. Il l’est autant de se préoccuper des esclaves d’aujourd’hui. Dans le monde, des milliers de personnes (adultes et enfants) continuent d'être la propriété d'une personne ou d'une famille.

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/niger/dossier.asp?ida=438050

Honte aux esclavagistes du passé et du présent !!!

Ici, certains se demandent aujourd’hui si la reconnaissance du crime est suffisante pour réconcilier la France avec elle-même. Je crois qu’une piste à envisager est la mobilisation collective des français descendants d’esclaves, des français descendants d’esclavagistes et de tous les autres français en faveur de l’abolition de l’esclavage qui perdure ici et là dans le mode.

Publié dans Jaune

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article