Malaise sur la discrimination positive en Malaisie

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

Dans le n°807 de Courrier INTERNATIONAL un article dénonçait les ratés de la société multiraciale malaisienne. 

« Environ 42 % des sondés disent ne pas se sentir malaisiens et 46 % estiment que leur appartenance ethnique joue un rôle important dans leur vote. Ils sont seulement 11 % à avoir partagé un repas avec une personne d’une autre origine ethnique dans les trois derniers mois, et 34 % ne l’ont jamais fait. Fort de 25 millions d’habitants, le pays est composé à 60 % de Malais, à 26 % de Chinois et à 8 % d’Indiens.
Cette étude est un camouflet pour la nouvelle politique économique (NEP), mise en place après les violences intercommunautaires de 1969 pour apaiser les tensions et corriger les déséquilibres économiques. Les Malais bénéficient ainsi depuis 1970 de mesures de discrimination positive qui leur donne un accès privilégié à l’éducation, au logement, à l’emploi ou à des financements. La NEP devait durer vingt ans, mais elle a été prolongée et alimente les jalousies des non-Malais. »

La discrimination positive et les quotas ne sont décidément pas les remèdes miracles annoncés. Il est heureux que nous puissions observer les effets négatifs de cette politique à travers le monde.

Pour mémoire :

http://recrutement.over-blog.com/article-1324121-6.html

http://recrutement.over-blog.com/article-2433381.html

http://recrutement.over-blog.com/article-979136.html

http://recrutement.over-blog.com/article-349982.html

http://recrutement.over-blog.com/article-144151.html

Le gros risque en Malaisie comme en France est « l’instrumentalisation possible des relations intercommunautaires par les extrémistes ».

A l’heure ou des groupes de la société civile malaisienne « réclament l’interdiction des partis politiques fondés sur l’appartenance ethnique », des groupes de la société civile française appellent notamment à la construction d’une force politique autonome qui amalgame « noirs, arabes et musulmans ».

http://oumma.com/article.php3?id_article=2024

Il ne faut pas céder aux tentatives de fragmentation de la société française. Ce n’est pas en s’opposant les uns aux autres mais ensemble que nous lutterons contre la légitimation des discriminations que représente la discrimination positive.

L’emploi reste le premier domaine des discriminations, selon la Halde. Pour le bonheur du pays et de ses citoyens, il faut affirmer notre volonté de vivre et de travailler ensemble en combattant toutes les formes de discriminations.

Publié dans Orange

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