Messieurs les Anglais présentent un exemple de diverCity

Publié le par Roffat

Management. Les entreprises britanniques s’ouvrent peu à peu aux minorités ethniques. Pour mieux refléter la diversité de la société anglaise. Mais aussi celle de leur clientèle.

 

Royaume-Uni

Bienvenue dans la diverCity par Claire Aubé (Enjeux Mai 2005)

 

« Londres. 

 

[…]     « En Grande-Bretagne, les minorités ont fait irruption dans les DRH des entreprises (et dans le débat public) par le biais de la question de la discrimination. D’autant que l’arsenal législatif de lutte contre celle-ci a été renforcé par l’application de directives européennes en 2000-01.»

 

[…]     « L’entreprise ne peut plus se contenter de simples conseils de prudence. L’ensemble du processus de recrutement doit être repensé de manière à être inattaquable. »

 

[…]     « Mais il ne suffit pas de décréter la diversité « bonne pour les affaires » pour transformer du même coup n’importe quel bureau ou usine en ce lieu d’intégration dont rêvent les DRH. « En offrant un soutien spécifique à une catégorie de la population, on risque de développer un sentiment d’exclusion chez les autres », soupire Delia Huckstep, directrice égalité et diversité chez Barclays. Le Chartered Institute of Personnel and Development (CIPD), un organisme de recherche sur le management, a d’ailleurs montré que la mise en œuvre de programmes de diversité engendrait des problèmes de communication dans les équipes. »

 

[…]     « Parallèlement, les entreprises cherchent (avec prudence) à ouvrir leur recrutement. Les politiques de quotas étant illégales, elles se contentent en effet de publier des objectifs chiffrés. « L’accroissement de la représentation des minorités visibles dans l’entreprise doit être une conséquence de l’évolution des pratiques de gestion des ressources humaines, pas la finalité obsessionnelle. », explique Laurent Blivet, consultant au BCG. »

 

[…]     « Mais pour les militants de la diversité, le taux de turn-over de ces populations constituera en fait le vrai test. »

 

[…]     « L’idée d’une société britannique diverse dans laquelle coexistent sereinement des Anglais de toutes origines est encore fragile. […] « Quand je suis arrivé dans ce pays, il y a quarante ans, il n’y avait pas un Noir ou un Asiatique au sommet des entreprises, raconte Mohamed Karim. Les choses ont changé. Mais pas de manière significative. Et pas au même rythme que la population. » La Grande-Bretagne a encore besoin d’un peu de temps pour enfanter une diverCity. »                              Enjeux Mai 2005

 

 

Excellent article dont j’avais envie de vous faire partager quelques morceaux choisis. Vous pouvez lire l’intégralité de cet article dans le magazine Enjeux de ce mois-ci. Bonne lecture.

 

Je ne crois pas à la discrimination positive et aux quotas. Je crois à la mobilisation des leaders d’opinion dont nous pouvons tous revêtir l’habit, en faveur du respect de la diversité.

 

 

 

Publié dans Orange

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