Vers un meilleur modèle social [II]

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

Courrier International propose cet été au fil des numéros une série d’articles qui présentent les différents modèles sociaux qui coexistent en Europe et qui, a priori, obtiennent de meilleurs résultats que le « système à la française ».

Cette série s’intitule :

A LA RECHERCHE DU MEILLEUR MODELE SOCIAL

Le deuxième article a pour source EL PERIODICO DE CATALUNYA de Barcelone (Article d’Anton Costas, Professeur de politique économique à l’université de Barcelone) :

« En Espagne, plus de richesse et plus d’inégalités

L’économie se porte bien, la croissance est bonne et le chômage en baisse. Mais les écarts entre riches et pauvres se creusent. Certains estiment même que l’on s’achemine vers un modèle de type américain. »

Dans cet article, le modèle américain n’est pas montré en exemple. Je cite :

« Hier encore, les socialistes fustigeaient un modèle de croissance fondé sur les secteurs à faible productivité et les bas salaires. Si les choses vont bien, pourquoi les changer ?, semble penser aujourd’hui Zapatero. »

« L’Espagne est donc plus riche. Comme pour enfoncer le clou, une récente étude de Merrill Lynch et de Capgemini nous apprend que l’Espagne figure parmi les dix pays qui ont généré le plus de nouveaux riches en 2004. »

« Le salaire moyen réel, c'est-à-dire corrigé de l’inflation, n’a cessé de baisser ces dernières années. En d’autres termes , le pouvoir d’achat est en recul, et, dans bien des cas, il n’a pas bougé depuis 1997. Mais cette diminution s’est accompagnée d’une hausse spectaculaire des revenus les plus élevés. Les inégalités s’accentuent aussi en ce qui concerne la répartition des revenus. L’une des raisons en est que la croissance espagnole, au lieu de créer des emplois fixes, n’a fait que multiplier les emplois précaires et à temps partiel. »

« Et, même si l’accroissement du nombre de riches espagnols peut laisser penser que nous vivons dans un pays offrant de nombreuses opportunités, les chiffres indiquent que l’ascenseur social est en panne : l’avenir des jeunes dépend de plus en plus de leurs parents. […] L’effort personnel compte de moins en mois. »  

Des extraits d’articles de Lucia Abellan d’El Païs, Madrid complète cet article :

« Pas d’emploi stable pour un tiers des travailleurs

Le taux de précarité est deux fois supérieur à la moyenne européenne. Un phénomène qui touche avant tout les moins de 30 ans.

[…] Le principal problème souligne le rapport, c’est que la précarité persiste à mesure qu’on avance en âge. Autrement dit, le contrat précaire « ne constitue pas une porte d’entrée sur le marché du travail, qui déboucherait sur un emploi stable dans un délai relativement bref », mais se pérennise.

[…] Tous les secteurs où prédominent le travail précaire sont, curieusement, ceux où les immigrés sont entrés en force. Ce qui vient étayer une autre des thèses du syndicat : le CDD est la modalité d’embauche standard de la population étrangère. »

Ce modèle social Espagnol ne me convainc pas. La théorie de la disparition de la classe moyenne se discute sur d’autres terrains que ce blog. Pourtant, on peut s’en inquiéter.

Le concept de classe autochtone par opposition à une classe allogène n’est-il pas insidieusement en train de voir le jour ?

Dans le monde, aux pays riches les emplois très qualifiés et très bien rémunérés, aux pays pauvres les emplois peu qualifiés et peu rémunérés.

En Europe et dans divers pays (Etats-Unis, Israël, Cote d’Ivoire, Pays du Golf Persique, liste non exhaustive), aux populations autochtones les emplois très qualifiés et très bien rémunérés, aux populations allogènes les emplois peu qualifiés et peu rémunérés.

Pour lire l’article complet de Courrier International :

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=52835&provenance=zop.archives

Publié dans Rouge

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