La relation salarié-employeur

Publié le par Roffat

Lu dans la note de conjoncture de juin 2005 du Département Guillaume Tell Tendances, Cabinet Conseil en Marketing Social :

« Le leadership humain est la future conquête des dirigeants et notamment des DRH qui doivent apprendre « à habiter leur parole » et donner « une âme » à leur actions s’ils veulent êtres crédibles, compris, suivis ! La relation salarié-employeur sera de plus en plus émotionnelle, d’autant que le marché de l’emploi va progressivement se retourner en faveur des salariés. »

Je ne résiste pas à la tentation de saluer la littérature polonaise, en citant Witold Gombrowicz :

«Ce n'est pas nous qui disons les mots, ce sont les mots qui nous disent. »

L’entreprise qui cherche des candidats « authentiques » doit abandonner la « démagogie motivationnelle » et la « langue de bois ». La crise exige un mouvement, une « nouvelle impulsion » . Il s’agit de redonner du sens à l’action pour restaurer la confiance des salariés en l’entreprise. Sans l’adhésion des salariés aux valeurs de leur entreprise, on peut d’ores et déjà sonner le glas.

Publié dans Jaune

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Benoît L. 22/07/2005 19:19

Génial le coup des dents!

Gérald Alexandre Roffat 22/07/2005 11:34

Quand on a un bon coup de pompe, de froid, de fatigue, appelez ça comme vous voulez, on prend de la vitamine C pour se prendre un bon coup de fouet.

L'effet d'un comprimé de vitamine C effervescent dans un verre d'eau n'est pas immédiat.

Mais, le plus important c'est de mettre le comprimé dans le verre!

On a notre comprimé: les talents (entrepreneurs et travailleurs), prisonniers de la boîte (mondialisation, administration, discrimination,... etc).

On a le verre d'eau: la société française, pas autant sur le déclin que cela. Il reste des motifs d'espoir.

Effectivement, on a pas la main: le politique!

Mais on peut le mettre dans le verre avec les dents: nous, avec la foi, l'engagement et la rage!

Benoît L. 22/07/2005 08:18

Ah, mais moi Gérald, j'en suis tout à fait convaincu!

Si j'ai choisi de quitter l'Industrie (je suis ingénieur de formation) pour l'urbanisme, c'est parce que j'y ai trouvé un champ d'engagement qui me correspondait.

Le problème principal, pour moi, il est dans nos têtes, en tant qu'individus et que collectivité.
Des énergies, il y en a, mais trouverons-nous des personnes capables de dire et de faire comprendre: "maintenant, on prend le taureau par les cornes"?
Sur ce point là, j'ai des doutes.

Et ce n'est pas un problème uniquement français, mais européen.

Gérald Alexandre Roffat 21/07/2005 22:29

Le mot crise vient du mot grec « crisis », qui signifie choix. La crise présente une occasion de faire des choix.

En Chinois, le mot crise utilise un idéogramme composé de deux éléments qui signifient danger et opportunité.
Danger et opportunité sont en symbiose, complémentaires comme le yin et le yang.

Nous vivons une crise mais nous pouvons en sortir plus forts. Nous en sortirons marqués mais grandis. C’est mon espoir. J’ai fais le choix personnel de l’engagement.

En ces temps difficiles, je crois qu’il est possible de vivre ensemble, produire et partager des richesses, nous élever spirituellement.

Demain est un autre jour. La France est en crise mais nous avons des ressources, non ?


Benoît L. 21/07/2005 19:53

Je l'espère aussi!

Mais est-ce que toutes ces personnes laissées pour compte pendant des années auront à coeur de se décarcasser pour leurs entreprises?
Je pense que les excès actuels des entreprises laisseront des marques. Avec des salariés moins expérimentés, moins motivés (+ tout le reste), je ne vois pas notre pays quitter la route du déclin.
Ce qui au final retombera sur les salariés!
Tous perdants au final.