Journal d’une Française en Arabie Saoudite

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

« Ce qui me frappe tous les jours, c’est de voir des gens si différents se croiser sans se voir. Il n’y a pratiquement pas de communication entre les différentes nationalités. La ségrégation raciale est parfaitement organisée et chacun a sa place et sa fonction qu’il lui est impossible d’outrepasser. Dans le journal, la plupart des offres d’emploi spécifient la nationalité que doit avoir le candidat : on cherche des infirmières Philippines ou un chauffeur Indien, un Pakistanais serait préférable, cet emploi est réservé aux Saoudiens. »

De Lucie Werther, dans « Journal d’une Française en Arabie Saoudite »

Pas de non dits chez les Saoudiens, on pratique parfois la préférence nationale. C’est leur droit. Je n’ai pas de jugement moral là-dessus.

Par contre,  si la morale diffère d’une société à l’autre, spécifier une nationalité étrangère comme on spécifierait une compétence, ça me semble bien être du racisme. Si l’état Saoudien cautionne cela, c’est un état raciste et ségrégationniste qui mériterait l’opprobre de la « morale internationale ». Mais comme toujours, le pétrole et l’argent dictent la conduite à suivre.

Publié dans Orange

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Dabooo 20/08/2005 16:52

Euh oué mais bon y'a pas que le problème du racisme en Arabie Saoudite y'a aussi un peu les droits des femmes non?

Ironik 13/08/2005 13:30

La discrimination n'étant pas un mal spécifiquement français, c'est peut être de la discrimination positive?