NIKE, Where is Luke ???

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

400 salariés NIKE du NIKETOWN de Chicago, d’aujourd’hui et d’hier, ont été indemnisés pour discrimination raciale. Il ne faisait pas bon être noir. L’affaire en « class action » a débouché sur un accord comme savent si bien les conclure nos cousins américains. 12500 USD pour chaque plaignant et de nouvelles mesures de lutte contre les discriminations au sein du géant du sportswear. NIKE sort égratigné mais pas trop.

NIKE, une marque mythique. Une marque emmenée au sommet par un jeune basketteur noir de Chicago, Michael JORDAN. Sans lui NIKE ne serait pas NIKE. Une marque vénérée par le réalisateur noir Spike LEE, mise en valeur dans une scène mythique du film DO THE RIGHT THING. NIKE inséparablement liée à la culture HIP HOP des 25 dernières années. NIKE et sa AIR FORCE 1 (UP TOWN), best seller, chaussure officielle des jeunes noirs des banlieues et des plus grands rappeurs noirs.

NIKE : Travail des enfants en Asie, discrimination de ses salariés noirs à Chicago, Michael JORDAN rêvant de devenir le roi du business avec sa marque éponyme, filiale de la marque à la virgule. Beurk… Carton pourpre !!!

NIKE comme JORDAN, tombés «du côté obscur de la force»… comme Anakin SKYWALKER dans un autre monde.

NIKE, retrouve le chemin de la force ! Where is Luke ???

Publié dans Orange

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ls 14/09/2007 10:31

Tout ça juste pour mettre en valeur tes Jojo !!!!
C'est moche mais bon, faut que les gens arretent de prendre de l'argent en échange aussi parce que quelque part c'est cautionner.
 

Gérald Alexandre Roffat 17/09/2007 17:53

Nike est contraint de payer mais j’imagine que contrairement à certains justiciables à faibles moyens, l’entreprise est capable d’aller au procès si elle n’a rien à se reprocher. http://cbs2chicago.com/topstories/local_story_211185744.html
En cas de discrimination avérée, il me semble que les entreprises devraient accepter la sanction et faire profil bas. Le problème majeur, à mon sens, c’est que la majorité des entreprises se refusent à faire amende honorable. En matière de conditions de travail chez Nike, on semble préférer se voiler la face jusqu’au bout, sur la question des discriminations ou des délocalisations. http://fr.youtube.com/watch?v=cOI0V4kRCIQ
C’est la « justice ». On paie pour ne pas être condamnée ! Nike s’en sort bien.
Grand Capitaliste Averti, je regrette que les « routes du paradis » ou « Code Quantum » ne soient que des fictions. J’aimerai vous voir quelques jours dans la peau d’un jeune vendeur noir de Chicago à qui on refuse systématiquement une promotion, à qui on refuse un temps plein, qu’on fouille à la sortie du magasin alors qu’on ne fouille pas ses collègues blancs ! J’aimerai vous voir quelques jours dans la peau d’une jeune ouvrière en Asie ! Plus sérieusement, un parasite vit dans l’oisiveté, aux dépens de la société. On parle ici de conditions de TRAVAIL !!!!
Ls, à mon sens, on ne devrait pas faire de la justice un business. Il y a des plaintes abusives, des gens qui veulent faire du fric. Tout cela me choque autant que toi. Cependant, on ne peut pas tout le temps sanctionner de manière symbolique. L’argent est le nerf de la guerre. Pour certaines personnes, il ne faut pas parler à leur tête, à leur cœur ou à leur humanité mais à leur porte-monnaie !
Oui, je les aime mes Original Spizike. Oui, j’aime les produits Nike et Jordan Brand. J’aime, j’adore les sneakers. Oui, je suis un aliéné de la société de consommation. J’en suis conscient. Je cherche encore un moyen de me désintoxiquer !
En septembre, on paiera 140 USD des Jordan VIII réédition d’un modèle de 1993 (ce qui veut dire que la marge de Jordan Brand est extraordinaire). C’est fou ! Je fais partie de la génération Jordan. J’ai démarré le basket avec du Jordan plein les yeux (et des Air Jordan aux pieds dès que possible). Jordan a été un modèle pour beaucoup. Aujourd’hui, c’est un businessman. Il a choisit de mettre sa notoriété au service d’une marque éponyme, filiale de Nike. Je respecte la légende du basket mais je suis déçu par les ambitions de l’homme.
Je préfère les ambitions d’un autre homme, Stephon Marbury. C’est un joueur de basket flamboyant mais à la carrière plus modeste. Marbury a décidé de créer sa marque pour mettre des produits flamboyants mais abordables à la portée des foyers les plus modestes. Chez  Steve and Barry's, enseigne New-Yorkaise, on trouve les chaussures Starbury II Signature à 14.95 USD. Oui, ce n’est pas une faute de frappe. 140 pour Jordan contre 14.95 pour Marbury!!!!!!! http://www.starbury.com/ On est pas obligé de ne penser qu’au fric, qu’on s’appelle Nike, Jordan, Marbury, Roffat ou autre. On peut aussi penser aux hommes. Plus qu’une ressource, l’homme est un être de nature humaine, doté de force. Qu’on dirige les hommes avec équité !






Grand Capitaliste Averti 14/09/2007 00:06

Nike,   ces crétins : pourquoi avoir engagé tous ces parasites sociétaux in fine ?
La sélection , en ce qui concerne la Gestion des Ressources Humaines de cette société, laisse manifestment à désirer.
Ca leur apprendra.
Place aux pros et vive les délocalisations. Nihil les Etats-Unis ( procès farfelus dans le genre et jugements ubuesques ), nihil la France et ses grévistes divers, 35 heures et tutti quanti.
Reste les pays de  l'Est, l'Asie. heureusement d'ailleurs.