Marine Le Pen contre la discrimination positive

Publié le par Gérald Alexandre Roffat

Dans un communiqué de Presse du 21 septembre 2005, Marine Le Pen dénonce l’échec confirmé des politiques de discrimination positive en prenant pour exemple les ZEP et pour étayer ses propos une étude publiée par l’INSEE la semaine dernière dressant un bilan particulièrement sombre de la coûteuse politique des Zones d’Education Prioritaire (ZEP).

Je cite : « Considérée par l'étude même comme le premier système de « discrimination positive » en France, la politique des ZEP « n'a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves », mesurée par l'obtention d'un diplôme. Elle s'est accompagnée d'un « accroissement des inégalités » et d'une « stigmatisation des établissements » situés en ZEP. Illustration de l'absurdité du système, les crédits supplémentaires attribués à ces ZEP ont été principalement consacrés aux primes accordées aux enseignants pour les convaincre de venir dans ces zones sensibles. » http://www.frontnational.com/communique_detail.php?id=1055

Etrange sensation que de partager le camp du « Non à la discrimination positive » avec pêle-mêle Azouz Begag, Abel Djerari (http://oumma.com/article.php3?id_article=1015), Alain-Gérard Slama (http://www.communautarisme.net/Contre-la-discrimination-positive-La-liberte-insupportable_a322.html), Dominique de Villepin et Marine Le Pen entre autres.

 

Publié dans Orange

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Gérald Alexandre Roffat 27/09/2005 22:36

Effectivement. La démagogie est l'art de mener le peuple en s'attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste dénaturant la vérité. C’est aussi le pêché mignon des hommes politiques. Ils sont si nombreux à penser que la fin justifie les moyens. La tentation est grande de racoler plus à gauche ou plus à droite, suivant qu’on est déjà de gauche ou de droite. Laurent Fabius illustre aujourd’hui mon propos comme Chirac hier.

ls 27/09/2005 21:35

Je ne sais pas si c’est le FN qui se rapproche de la classe politique française ou l’inverse.

Et j'ai toujours les propos d'un certain président qui me restent en travers. Etrange ...

Gérald Alexandre Roffat 26/09/2005 22:30

Je ne sais pas si c’est le FN qui se rapproche de la classe politique française ou l’inverse.

Quand Robert Hue dit « le traité de Maastricht va à l’encontre d’une véritable contribution européenne qui nécessite une préférence communautaire rénovée. (...) » dans http://www.humanite.presse.fr/journal/1997-03-20/1997-03-20-774926
On peut se poser la question. Ainsi, le concept de préférence communautaire remplace celui de préférence nationale sans créer de remous. Etrange…

Pomme 26/09/2005 21:42

Pour compléter :
« L'INSEE publie vendredi une étude peu flatteuse sur les Zones d'éducation prioritaire, 24 ans après leur création.
" Quels moyens pour quels résultats?", c'est le titre du rapport de l'INSEE publié vendredi 16 septembre sur les ZEP dans le dernier numéro de d'Economie et Statistique. La politique des zones d'éducation prioritaires (ZEP), mise en place en 1982 à l'adresse des élèves socialement défavorisés, n'a pas produit d'"effet significatif" sur la réussite de ces élèves, selon cette étude de l'Insee.
Actuellement, près de 1,7 million d'élèves (environ 1 sur 5) sont scolarisés en zone ou en réseau d'éducation prioritaire, dont près d'un million en primaire et 560.000 (21,4 %) au collège.
Menée à partir de l'examen d'un panel représentatif d'enfants entrant en 6e en 1980, puis en 1989, et suivis sur toute leur scolarité, cette étude conclut que "la mise en place des ZEP n'a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves mesurée par l'obtention d'un diplôme, l'accès en quatrième, en seconde et l'obtention du baccalauréat".
Les chercheurs ont donc concentré leur étude qualitative sur les collèges classés en ZEP (400.000 élèves, 15 % des collégiens en 1997).

Stigmatisation

Il ressort que les crédits supplémentaires attribués aux ZEP ont été principalement consacrés aux primes accordées aux enseignants (un millier d'euros de plus par an, bonus de carrière), au détriment des "moyens affectés directement aux élèves", soit "quelques heures d'enseignement supplémentaires, qui n'ont conduit à baisser le nombre d'élèves par classe qu'assez peu ou très lentement".
Ce qui constituait "le premier exemple français à la fois de politique de discrimination positive et de territorialisation des politiques éducatives", s'est accompagné en réalité d'"une augmentation de l'homogénéité sociale", c'est-à-dire d'un accroissement des inégalités.
Les ZEP souffrent d'un syndrome de "stigmatisation", qui explique d'une part que le nombre d'élèves ait baissé dans les établissements classés ZEP, d'autre part que les enseignants y soient très jeunes, les professeurs expérimentés désertant des collèges jugés "difficiles". »
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20050916.OBS9423.html

ls 25/09/2005 23:17

Effectivement, c'est bien étrange !
Mais "m le pen" n'a fait que reprendre les propos tenus (et j'en suis sûr !) par certains représentants de l'UMP.
Il faut bien tenter un rapprochement stratégique en vue de 2007.